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Commencement - Clinique - Discours analytique - Ethnopsychanalyse - Freud - Inconscient - Psychopathologie - Lévi-Strauss - Mythe - Subjectivation

 

 

 

Commencement

Titre : Une anthropologie des commencements est-elle possible ?
Auteur : Denis Duclos
Source : http://www.afs-socio.fr/s(24mai).htm
 
Que René Girard soit chrétien n¹est pas gênant. Ce qui est gênant, est que le dogme du péché originel, qui légitime l¹action de « salvation » dans toutes les Eglises, fonde a priori son anthropologie, et sa recherche anthropologique, interdisant de fait une liberté de pensée et de découverte, y compris sur la violence et l¹imitation, sur la victime et le sacrifice, objets légitimes et réels, mais qu¹il déforme tout en les isolant dans une « origine » unique, sorte de foyer incontournable des évolutions culturelles humaines.
Il n¹est pas question, dans une anthropologie sérieuse, de nier l¹importance de la violence, mais il faut la situer dans une théorie pertinente et réaliste des passages entre socialité des primates non parlants, et primates parlants (humains). Par exemple, les violences les plus extrèmes concernent, chez les primates non parlants, la chasse faite au gibier « proche » (d¹autres primates), et la guerre faite aux « étrangers » de la même espèce. En revanche, sauf circonstance exceptionnelle (une inimitié entre deux individus, surtout dans la course au poste de « mâle alpha »), il n¹existe pas de violence mimétique, pas de propagation de la haine, pas de poursuite d¹un individu par tous. Au contraire, les « meurtres » (vols d¹enfants par des femelles ou des mâles), n¹entraînent aucune solidarité contre le meurtrier, mais aussi aucune solidarité victimante. Il n¹existe tout simplement pas de phénomène de mobilisation ou d¹acharnement collectif contre une victime, sauf,encore une fois, dans la chasse et la guerre (où l¹étranger devient simplement un gibier).
Il faut donc considérer le désir mimétique et la victimation collective du bouc émissaire comme des phénomènes spécifiquement humains, et donc survenus après l¹origine de la culture. > lire la suite

 

Clinique

Titre : Remaniements cliniques face à la diversité culturelle - Le cas de l’Unité de Consultation Interculturelle
Auteur : Patrick Fermi
Source : http://perso.wanadoo.fr/geza.roheim/html
 
En 1793, pendant la révolution française, Philippe Pinel, médecin-chef à Bicêtre et Jean-Baptiste Pussin, surveillant, décident d'ôter les chaînes aux "furieux". Les insensés deviennent des sujets, la folie devient maladie mentale. Les esprits malins s'envolent avec la fumée des derniers bûchers et les sorcières, fiancées de Satan, deviennent des malades mentales. Depuis cette conception est demeurée, avec quelques variations, celle du monde occidental.
Un peu plus d'un siècle plus tard, en 1903, Emil Kraepelin, qui en est à la rédaction de son septième manuel, prend connaissance du rapport annuel de l'établissement psychiatrique de Buitenzorg fondé par des Hollandais à Java en 1881. Les circonstances se précipitent un peu car il se trouve que Karl Kraepelin, frère du premier, dirige le musée d'histoire naturelle de Hambourg et que Buitenzorg est aussi connu pour son jardin botanique. Les deux frères entreprirent donc le voyage fin 1903. Nous sommes au début du siècle mais en un certain sens les travaux de Kraepelin viennent parachever le mouvement intensif de médicalisation de la folie commencé réellement au début du XIXème siècle même s'il a toujours existé des réflexions sur les rapports entre la folie et la maladie. Il faut rappeler que cette folie médicalisée fût cependant longtemps l'apanage des peuples civilisés. Au milieu des années 1800, des États-Unis à l'Europe, le nombre d'aliénés subit une croissance considérable. L'analyse de ce phénomène est mis en corrélation avec l'avènement de l'ère industrielle et du "progrès" en général même si quelques observateurs, dont Esquirol, restent plus prudents. > lire la suite

 

Discours analytique

Titre : ANTHROPOLOGIE ET DISCOURS ANALYTIQUE
Auteur : Christian Geffray
Source : http://www.ant.ulaval.ca/anthropologieetsocietes
 
Il convient, avant de commencer ma présentation, d'évoquer en quelques mots mon expérience comme anthropologue pour situer ma position vis-à-vis de la pensée psychanalytique : Freud et Lacan. Préciser les origines d'une interrogation théorique est toujours important, mais peut-être l'est-ce encore davantage dans mon cas puisque les thèmes sur lesquels j'ai travaillé ne sont pas ceux que l'on trouve d'ordinaire à la croisée des sciences sociales et de la psychanalyse. Je n'ai ainsi aucune expérience de recherche, par exemple, sur les mythologies, les cosmologies ou la " culture " au sens de Lévi-Strauss, ni sur les systèmes de représentations, sur les pratiques magiques, la sorcellerie ou la religion ni sur la sexualité. J'ai, en effet, commencé par travailler sur la parenté avec mon premier livre Ni père ni mère (Geffray 1990a). Mais, même là, il s'agissait d'une réflexion inspirée par " l'anthropologie économique ". Cependant, c'est sur ce thème que j'ai commencé à étudier Lacan ; au moins la conception du signifiant qui s'est avérée être la définition la plus raisonnable du nihimo makhuwa, ce nom de clan transféré à l'initiation. Avec l'entrée en guerre, au cours des années 1980, des populations makhuwa dont j'avais étudié le système de parenté, j'ai été mené à enquêter sur les causes de la guerre civile mozambicaine exposées dans mon deuxième livre, La cause des armes au Mozambique (Geffray 1990b). J'ai poursuivi mes travaux sur la violence en Amazonie brésilienne à propos des assassinats sociaux et des formes paternalistes de servitude que j'ai retracées dans Chroniques de la servitude en Amazonie brésilienne (Geffray 1995). J'essaie de répondre dans ce livre à la question que l'on pourrait résumer ainsi, et de manière un peu brutale : pourquoi, en dépit de l'exploitation, les populations en cause aiment leur maître? Je termine actuellement une recherche sur le grand trafic de cocaïne en Amazonie (Geffray 2000) et je vais, prochainement, travailler sur le Rwanda pour essayer de comprendre le mécanisme d'un génocide, ou comment l'on massacre ses voisins. > lire la suite

 

Ethnopsychanalyse

Titre : Ethnopsychanalyse : esquisse d'un roman familial
Auteur : Patrick Fermi
Source : http://perso.wanadoo.fr/geza.roheim/html
 
Convenons tout d’abord de la difficulté à percevoir distinctement les limites de l’ethnopsychanalyse. Elle se situe en effet dans une nébuleuse où gravitent dans des orbites croisées l’ethnopsychiatrie, la psychanalyse, l’anthropologie culturelle, le culturalisme, la psychologie des peuples, la psychiatrie transculturelle, l’anthropologie psychanalytique, voire l’ethnomédecine pour ne s’en tenir qu’aux approches les plus citées. En prévenant que nous nous sommes arbitrairement limités au contexte français, permettons-nous de jouer quelque peu avec l’anthropologie de la parenté[1].
Le terme d’appellation suggère une filiation bilinéaire produite par l’alliance simple de l’ethnologie et de la psychanalyse mais, première difficulté, ethnopsychanalyse et ethnopsychiatrie sont le plus souvent des termes interchangeables. Marie Rose Moro (1998) a pu écrire que « l’usage a parfois réservé le terme d’ethnopsychanalyse à la théorie et à la méthodologie, et le terme d’ethnopsychiatrie à la pratique ». Ce point de vue correspond en effet à un certain nombre d’articles et d’ouvrages mais il ne peut pourtant pas s’appliquer sans équivoque à un ensemble suffisamment probant pour en faire une généralité. > lire la suite

 

Freud

Titre : Freud, l’Anthropologie et les sociétés matrilinéaires
Auteur : Richard Lioger
Source : http://leportique.revues.org
 
Si être anthropologue, c’est prétendre faire une théorie anthropologique, au sens que Lévi-Strauss donnait à ce terme, on ne peut dénier à Freud sa qualité d’anthropologue ; au moins trois de ses œuvres en attestent.
Si être anthropologue c’est se relier et entrer en débat avec la communauté des professionnels désignés par ce terme, on est obligé de constater que les théories freudiennes n’ont pas franchi le cap de paradigme, et sont peu utilisées dans l’anthropologie depuis le milieu de ce siècle. On peut remarquer que les objections faites aux théories ethnologiques de Freud se fondent souvent sur des exemples de sociétés matrilinéaires, qui, en ethnologie, furent « l’objet type », à l’intérieur du vaste domaine de la parenté, lieu lancée par Bronislaw Malinowski, fondateur de l’ethnologie de terrain, qui refusa vigoureusement le caractère invariant de l’inceste vu depuis le mythe d’Œdipe, ceci à partir d’arguments tirés de l’expérience matrilinéaire de la société trobriandaise (Malinowski, 1932, 1933).
Quelques années plus tard, dans Éros et civilisation, Herbert Marcuse qualifiait de « patricentriste » la position freudienne. Deleuze et Guattari critiquèrent aussi les positions freudiennes dans L’Anti-Œdipe.
Les critiques qui visent Freud ne mettent pas toujours en évidence le cœur de la position freudienne, à savoir son inconnaissance de l’anthropologie, et du rôle que les sociétés matrilinéaires pouvaient jouer dans le renversement de certaines de ses perspectives concernant l’inceste, notamment vis-à-vis de la structuration de la personnalité de l’enfant. Jusqu’en 1938, date de la rédaction de ses « remarques préliminaires II » à Londres, Freud reste imperméable à l’ensemble de la littérature ethnologique (du moins non-évolutionniste), pourtant abondante à son époque 10. Il subit sans doute la double influence de sa culture d’origine, et de sa position de « père fondateur », qu’il rappelle d’ailleurs lui-même au cours de ses remarques préliminaires. Le point de vue de Freud n’est pas simplement un point de vue qui vise à résoudre la question des origines (de la famille), sa position se comprend aussi comme une critique plus vaste, développée dans Totem et tabou puis reprise dans L’Homme Moïse, qui est en fait une position scientiste et antireligieuse... > lire la suite

 

Inconscient

Titre : L’inconscient de Lacan et celui de Lévi-Strauss
Auteur : Carina Basualdo
Source : http://aejcpp.free.fr
 
A l’heure de comprendre quel a été le rapport épistémologique entre Jacques Lacan et Lévi-Strauss, la communauté lacanienne a toujours soutenu la commune appartenance au paradigme structuraliste. On s’est très vite satisfait de l’idée que la théorie lévi-straussienne se soit créée comme une simple prolongation de la linguistique structuraliste de l’école de Prague. Nous soutenons que dans cette lecture dominante, on se contente de faire écho du « roman scientifique » de Claude Lévi-Strauss. Une lecture attentive des récits de cette histoire nous montre que la source est toujours la même : les propres récits de l’ethnologue.
Le point de départ de notre recherche a été d’interroger ce « roman scientifique », ce qui nous a permis d’élargir l’étude de cette relation Lacan/Lévi-Strauss, et ainsi, nous confronter avec toutes ses complications et ambiguïtés.
Une des conséquences de la lecture dominante, a été de soutenir que Lacan développe la notion du symbolique en prenant cette notion telle que Lévi-Strauss l’avait conçue. Nous ne le pensons pas. Il suffit de se référer à la première citation faite par Lacan dans « Le stade du miroir… »[2] de 1949 pour le constater. En effet, Lacan introduit la notion de l’« efficacité symbolique » de Lévi-Strauss, juste après avoir expliqué que le stade du miroir est un cas particulier de la fonction de l’imago. A savoir : établir une relation de l’organisme à sa réalité. Dans l’homme il s’agit de la relation à la nature, qui est marquée par la « Discorde primordiale » : > lire la suite

 

Psychopathologie

Titre : Qui soigne-t-on ? le trouble, la maladie ou l’homme ? (Présentation du colloque "Psychopathologie et psychothérapie au regard de l'anthropologie clinique")
Auteur : Collectif (UNIL - Université de Lausanne)
Source : http://pierrehenri.castel.free.fr
 
Le langage de la psychologie clinique est aujourd’hui pétri de réifi cations dont l’usage nous fait oublier que seul l’homme enraciné dans son expérience vécue, éprouve, pense et parle. Même si les théories tendent à se substituer à la situation humaine originaire, il demeure que c’est le sujet humain qui parle et non l’inconscient, que c’est la pensée en dialogue avec le monde qui revêt des signifi cations et non les traces dans le cerveau et que c’est l’habitat qui est le lieu de vie proprement humain et non le contexte. Un des apports de l’anthropologie clinique – entendue ici au plus près de son étymologie, comme une pensée de la pratique du soin auprès de l’homme souffrant – est de redonner toute sa place à la subjectivité dans la rencontre professionnelle et dans les discours à tendance objectiviste.
La discipline de l’anthropologie clinique nous invite à réfl échir sur les fondements historiques, philosophiques et épistémologiques de nos pratiques, et ce faisant, propose des concepts-clés pour penser la pluralité des modèles en psychopathologie et psychothérapie, ainsi que leur articulation.
En voulant préciser ce qu’est l’anthropologie clinique d’orientation phénoménologique et mettre celle-ci en dialogue avec quelques champs théoriques et pratiques signifi catifs pour les cliniciens (psychiatrie, psychanalyse, neuroscience, sciences sociales), ce colloque souhaite promouvoir un cadre de pratique, de recherche et d’enseignement d’une psychologie clinique attentive aux réductionnismes qui la menacent.

 

Lévi-Strauss

Titre : L'anthropologie de Claude Lévi-Strauss et la pensée freudienne d'aujourd'hui" (Présentation du colloque)
Auteur : Asphère
Source : http://pierrehenri.castel.free.fr/Affiches/Programme
 
Notre propos est d’instaurer à nouveau un échange interrompu. L’émergence, il y a un demi-siècle,de l’anthropologie structurale fut un moment fécond, contribuant à ce que la psychanalyse se range du côté des Lumières. Un esprit naguère polémique, aujourd’hui hors de propos, ne devrait pas avoir l’effet durable de faire obstacle à la collaboration
d’efforts soutenus par une commune exigence de raison.
Critiques et influences
Claude Lévi-Strauss critique Freud en anthropologue à propos du totémisme et en philosophe à propos de l’inconscient. Son interprétation des mythes récuse l’octroi d’un privilège interprétatif au sexuel, pour lui, un code parmi d‘autres. Ce sont plutôt les concepts novateurs de son oeuvre qui, adoptés par Lacan, sont audibles par la psychanalyse. L’extension de la fonction symbolique au fonctionnement de l’inconscient façonne, de la sorte, à la fin des années cinquante du vingtième siècle, une psychanalyse structurale. Elle constitue de fait un début de réponse à ces critiques, en même temps qu’elle permet à la psychanalyse de se formuler à distance de la psychologie du moi, des philosophies de la conscience et de l’herméneutique. Des voies séparées et des recoupements Depuis la fin des années cinquante, l’analyse de la fonction mytho-poétique ouvre à l’anthropologie l’ampleur de son champ. En conséquence et d’un même geste, elle opère, dans un commun mouvement avec l’oeuvre de Jakobson, un réexamen des antinomies saussuriennes qui fondaient la raison structurale.
Or, simultanément, Lacan s’emploie à introduire, dans ce qui s’appelle chez lui « champ de signifiant », un sujet de l’inconscient qui, à première vue, n’est pas plus freudien qu’il ne relève du structuralisme. Le réexamen de la notion de structure, en parallèle avec la critique logicienne de la théorie des ensembles, le conduit à contester le primat du symbolique, sinon dans la névrose du moins dans la théorie. Il en viendra à une critique du concept du langage selon la linguistique et à son terme de « lalangue ». Que le mouvement indépendant de ces deux grandes pensées les conduise aux mêmes rectifications des fondements saussuriens est d’un haut intérêt et, ajoutons-le, d’un grand avenir. Dès lors, leur proximité commune avec les enseignements de Jakobson, dans les années soixante et soixante-dix, est à souligner et à approfondir dans la direction d’un franchissement des dualismes structuraux.
La dimension traumatique
Le trauma et la complexité de sa logique sont une des premières découvertes freudiennes. Claude Lévi-Strauss s’en est saisi au point d’en faire un paradigme dans l’énoncé de sa formule canonique du mythe. Les psychanalystes sont astreints à quelque clarté en la matière ; d’autant que Freud et Lacan ne cessent de préciser ce qu’il en est, pour un sujet, du statut et de l’efficace du refoulement originaire. La question de la sexualité, comme non-rapport sexuel selon Lacan, qui était au départ, est reprise à partir de là. Enfin, risquons un dernier point de vue. Avec Saudades do Brasil, Claude Lévi-Strauss revient sur sa rencontre des indiens au Mato Grosso. Une réévaluation du structural, c’est-à-dire de l’efforcement symbolique à établir un ordre de la culture, ou de l’humain, s’y laisse apercevoir. Les sociétés anciennes rencontrées par l’ethnologue sont sans doute des sociétés post-génocidaires. Jamais, la critique de l’illusion archaïque, réitérée par Claude Lévi-Strauss depuis ses premiers travaux, n’avait atteint ce degré de radicalité dans l’ordre éthique et politique.
Telles sont certaines des connexions qui nous incitent à la rencontre. La présence en notre temps de Claude Lévi-Strauss a la valeur d’un encouragement à aller à l’essentiel qui nous rapproche, et à poursuivre le travail dans la clarté.

 

Mythe

Titre : Le mythe et l'indicible
Auteur : Marie-Pierre Girard
Source : http://www.edupsi.com/timone
 
LACAN REPREND LA MÉTHODE DE LEVI-STRAUSS
Plus de la moitié du Séminaire IV " La relation d'objet " est consacrée à la reprise par LACAN de l'étude freudienne du cas du petit HANS; son outil de travail pour la lecture de ce cas est le mythe.
Le mythe, Claude LEVI-STRAUSS vient alors de le définir dans une conférence de 1956 à laquelle LACAN assiste, conférence qui annonce : " L `anthropologie structurale " qui paraîtra en 1958.
C'est donc pour LACAN dans ce Séminaire IV la reprise de son travail amorcé dans " Le mythe individuel du névrosé ". Il y met à l'épreuve de façon systématique l'analyse du mythe telle que la promeut Claude LEVI-STRAUSS.La méthode est une combinatoire et non plus une recherche des origines ou d'une signification comme elle l'avait été jusque là pour les ethnologues ou les historiens .
L'INDICIBLE DU RÉEL EST TRAITÉ PAR LE MYTHE
La vie de l'être parlant se déploie à l'intérieur d'une structure qui est celle que le langage lui assigne. Cette structure a des limites, tout ne peut pas être dit, la part d'indicible dans ce que le langage permet à l'être humain d'appréhender de son monde, LACAN l'appelle le réel. Cet indicible, ce réel, de tout temps l'homme a tenté de lui donner consistance à travers des réalisations poétiques, picturales, sculpturales, musicales ou littéraires ; le mythe est la forme littéraire de cette tentative .
Les mythes ont de tout temps été un moyen pour l'homme de tenter de s'expliquer la terre, la mer, le vent, la pluie, c'était la science des anciens, une activité de recherche et d'explication .
De nombreux mythes parmi les plus courants et qui se retrouvent dans toutes les parties du monde sont des mythes sur les origines qui racontent la création du monde et l'apparition des humains, l'origine de leurs liens spéciaux avec certaines espèces animales et la nature en générale; la plupart des mythes renvoient à un temps primordial auquel on se réfère comme à la matrice des temps présents.
Avant d'analyser la structure du mythe et d'en dégager sa fonction, il faut en donner une définition et notamment le différencier des cycles héroiques et des histoires des religions, comme nous aurons à le différencier du fantasme lorsque nous l'aborderons sous l'angle psychanalytique. > lire la suite

 

Subjectivation

Titre : Psychanalyse et anthropologie aujourd’hui : mythe, complexe d’œdipe et processus de subjectivation
Auteur : François Richard
Source : http://www.spp.asso.fr
 
Pour relancer la question des relations entre psychanalyse et anthropologie, on peut partir de la notion de subjectivation. Celle ci en effet permet d’envisager l’atome oedipien de parenté d’un point de vue dynamique. Il s’appuie sur une étude critique des récentes recherches de B. Juillerat sur le rituel Yangis des Yafars de Papouasie Nouvelle-Guinée, ainsi que sur une reproblèmatisation du différent de 1950 entre C. Lévi-Strauss et M. Mauss, de la discussion de 1954 entre J. Lacan, J. Hyppolite et O. Mannoni et du débat de 1977 entre A. Green et C. Lévi-Strauss.
Pour cela, je m’appuierai sur des considérations sur le devenir des mythes et des rituels dans notre ultra-modernité pour mettre en perspective les différences entre l’inconscient freudien et l’inconscient analysé par l’anthropologie comme pouvant être dialectisées dans une conception à la fois psychanalytique et anthropologique. Les objets respectifs de la psychanalyse et de l’anthropologie se recoupent souvent du point de vue phénoménologique tout en relevant d’épistèmes distinctes. Lorsque l’on situe le sujet dans son mouvement pulsionnel et associatif, on peut cerner au plus près ce qu’ il y aurait néanmoins de fondamentalement commun à ces deux épistémès. > lire la suite

 
 

 

14 septembre 2005

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