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Confusion, ne voir que ce qu'on a envie de voir: C’était un
message de mon ami P... Et donc je suis dans la confiance. Dans le titre «
je voyais » zeit et züruck pour le nom de la pièce jointe et comme c’était
l’époque de nos anniversaires, j’ai avant tout et tout de suite pensé que
P. me faisait un petit signe quant aux années qui passent en m’envoyant
une image, un texte, une musique...?Je n’ai pas eu le moindre doute et en
cliquant, c'est le virus magisterB qui a commencé à s'installer alors que
je venais- pendant plusieurs jours et pour plusieurs personnes-
d’expliquer combien il était dangereux et qu’on ne devait en aucun cas
cliquer la pièce jointe. Ici P.. n’est pas P.., (on sait que ce genre de
worm emprunte des identités et des éléments de texte bien ailleurs que
chez celui qui apparaît faussement comme l'expéditeur) et zeit comme
züruck ne sont pas à prendre chez Rilke que je relisais encore.. J'aurais
pu « savoir » que le cadeau espéré n'était pas un cadeau si je m’étais
accordé ne serait-ce qu'une fraction de seconde de réflexion. >
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Titre : "Les nouvelles technologies modifient la manière de percevoir
les autres et soi-même"
Auteur : Serge Tisseron
Source :
http://www.journaldunet.com
Ce qui me frappe, c'est l'encouragement que les jeunes
trouvent sur Internet à adopter des identités d'emprunt pour entrer en
relation avec leurs pairs. Jusqu'ici, les gens étaient obligés d'entrer en
relation à visage découvert. Certes, on peut cacher son statut social ou
ses intentions, mais pas son apparence. A travers la pratique de
l'Internet (chat, forums, jeux en réseau), on peut entrer en relation en
masquant son âge, son sexe, sa couleur de peau, bref, toutes ses
caractéristiques visibles. Cela explique en grande partie cet engouement
extraordinaire. Mais cela s'accompagne aussi chez les jeunes d'une
relation différente à leur identité et leur image. Ces technologies
modifient la manière de percevoir les autres et soi-même. J'en veux pour
preuve qu'aujourd'hui, le pré-adolescent et l'enfant ont une plus grande
distance par rapport aux photographies qui les représentent. Ils acceptent
qu'une image d'eux-mêmes ne soit rien d'autre que l'équivalent d'un avatar
utilisé pour les représenter, sans aucun souci de ressemblance. >
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Professionnellement, j' utilise fréquemment le mèl depuis
environ trois ans, tant dans le cadre professionnel que familial ou
amical. Cet outil est maintenant quasiment indispensable à de plus en plus
de personnes de mon environnement pour travailler en équipe ; il permet
des relectures, corrections, compléments, etc., qui font gagner beaucoup
de temps en préparant au mieux les réunions qui restent nécessaires. Pas
d’angélisme néanmoins, Jocelyne Troccaz a fort bien souligné les
difficultés relationnelles liées à ce media (cf. mail et fantasme) et le
style de correspondance propre à ce support (on va droit au but, on ne
prend que très peu de formes) génère assez fréquemment des tensions
palpables. Le mèl est également très commode pour demander une
documentation ou remercier un auteur de site internet. Dans ce cas-là, pas
vraiment d’engagement personnel, mais plutôt une correspondance moins
formelle qu’avec le courrier postal, un gain de temps certain, et aussi
une pratique relationnelle facilitée par la machine - pas de papier à
lettre ni d’enveloppe ni de timbre encore, c’est tout simple d’écrire
rapidement quelques mots. >
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Titre : Winnicott et le web
Auteur : Geneviève Lombard
Source :
http://inconscient.net
Cultiver l’état d’esprit d’expérience
auquel toujours Winnicott nous convie, utiliser ses concepts dans toute
leur complexité sans se laisser prendre à leur apparente facilité, c’est
une des voies qui permet d' approcher bien des problèmes que pose le Web,
toute classification sommaire risquant de passer à côté de ce qui est à
penser. Et d'abord, comme chacun sait, il n’y a pas « Le Web », non
seulement parce qu’à un instant «t» personne ne sait quels peuvent bien
être son extension, sa composition, les phénomènes en cours qui le
modifient (il semble emporté par plusieurs facteurs d’expansion aussi
immaîtrisables les uns que les autres) mais surtout parce qu’il évolue si
vite qu’il y a de fortes chances pour que nous ne parlions pas du même Web
quand nous évoquons les élaborations de tel ou tel auteur, à tel ou tel
moment. > suite
Titre : La tension topologique du
virtuel
Auteur : Charles Bourget
Source :
http://www.chairetmetal.com
Lorsqu'on parle de réalité virtuelle, la
notion d'espace apparaît souvent comme un véritable fer de lance de
certaines constructions théoriques utilisées pour appréhender le nouvel
objet d'analyse, principalement lorsqu'on fait appel aux notions
d'architecture et de structure du cyberespace (1). C'est, pour ma part, en
analyste du fait visuel et spatial - tant artistique qu'architectural -
que je désire aborder ce problème. En effet, dans la triade disciplinaire
histoire de l'art, esthétique, sémiologie visuelle, l'étude spatiale de
l'image, de l'objet ou de l'édifice occupe un place prédominante. Des
outils conceptuels ont ainsi été développés afin de permettre une
meilleure appréhension de la richesse de la réalité «spatialisante» par
laquelle s'exprime cette dimension signifiante de la condition humaine.
Dans chaque civilisation, dans chaque société, on retrouve plusieurs types
de relation à l'environnement tridimensionnel mises en évidence dans
l'architecture, dans la production d'images et bien souvent aussi à
travers des modélisations de type philosophique. Tout cela dans le but
d'illustrer, de manière consciente ou inconsciente, le rapport de l'homme
à l'univers (2). Deux grandes familles de rapports à l'espace se sont
ainsi partagées la modélisation spatiale dans une perspective historique.
On retrouve d'une part les modèles à prédominance euclidienne qui mettent
l'emphase sur la distanciation entre l'individu pensant et son
environnement dans une optique quantitative. D'autre part, les modèles où
prédomine la conception topologique de la relation à l'environnement
s'appuient sur les notions géométriques plus qualitatives. Cette dualité
des modèles peut aisément s'expliquer grâce à la structure même du
fonctionnement des perceptions «spatialisantes». Ontologiquement parlant,
notre rapport à l'espace est double. >
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Titre : L'Internet et le malaise dans la
civilisation analytique
Auteur : Catherine Podguszer
Source :
http://www.psychanalyse-in-situ.fr
Avec ce réseau des réseaux à l'échelle
planétaire que représente l'Internet, nous assistons à une révolution des
circuits classiques du savoir qui nous dépasse dans son accélération, et
nous conduit vers une remise en question des organisations traditionnelles
du pouvoir.
Le pouvoir de dire à partir d'une position sociale établie ne tient plus
avec cette explosion du Net. Au-delà de cette liberté d'expression vient
l'idée -peut-être encore utopique- de la fin des systèmes de pensée unique
et dogmatique et d'une époque où la transparence s'évitait au profit d'un
pouvoir toujours plus opaque … C'est une question. Mais nous nous devons
d'adopter une attitude exploratoire. Même si tout progrès vers la liberté
s'alimente d'un certain risque de chaos et de désorganisation, ce
cyber-espace nous offre un formidable potentiel de développement de la
connaissance et de la créativité.
J'ai commencé à m'intéresser à l'Internet en 1996 au moment où cet outil,
utilisé au départ à des fins militaire, prenait forme et sens pour la
société civile. S'imposait alors l'idée que nous étions au seuil d'une
nouvelle grande aventure humaine marquée par l'ouverture d'un espace de
créativité et de liberté à échelle planétaire. En faisant un tour
d'horizon de ce qui se présentait sur le Net en psychanalyse, je
découvrais un paysage quasi désert et quelque peu conventionnel, en tout
cas pour la France, à l'image même de la frilosité ambiante des années
post-dissolution de l'Ecole freudienne et de la mort de J.Lacan. Ces
années ont favorisé, en même temps qu'un éclatement des institutions de
psychanalyse, un certain cloisonnement virant vers une accentuation de
l'individualisme. >
suite
Titre : Sur une conférence de Sherry
Turkle à la Société Sigmund Freud à Vienne le 6 mai 2002
Auteur : Geneviève Lombard
Source :
http://inconscient.net
Entendre la proposition que Sherry
Turkle a faite aux psychanalystes à Vienne en 2002 me paraît un devoir de
pensée, même et surtout si le travail à accomplir est difficile à
déterminer.
Ouvrant un débat de fond sur la question de savoir si la culture
informatique relègue la culture psychanalytique au rang de culture
dépassée, dégageant plusieurs types de problèmes qui sont loin d’être
étrangers aux psychanalystes, ST nous invite à travailler de concert (que
nous soyons spécialistes de la culture digitale ou psychanalystes) aux
questions, problèmes et possibilités nées avec ce nouvel univers. Plus
précisément, ce sont les expériences que nous faisons avec des objets
nouvellement apparus qu’elle désigne à nos études parce que- étant d’
espèce très particulière- ces "evocative objects"(1) nous imposeraient de
faire avec eux des expériences qui nous changent. >
suite
Titre : Internet et psychanalyse
Auteur : Jean-Louis Blaquier
Source :
http://www.philagora.net
La réflexion philosophique
traditionnelle n’a jamais vraiment questionné la technique en son essence.
A cet égard, l’oeuvre inachevée de Marx et non intégralement publiée de
Heidegger font figures d’exception. Mais si Marx indique jusqu’à quel
point la nature des rapports socio-politiques de la technique est soit
aliénante soit libératrice, Heidegger invite plutôt à la défiance en
montrant les multiples dangers de dépendances que celle-ci entraîne. La
dernière figure historiale de la technique, celle la révolution
cybernétique présente la phase ultime de l’être de l’homme sans
intériorité, sans subjectivité, sans aucune chance de produire la moindre
expérience de la pensée. L’homme cybernétique liquide son intériorité dans
l’extériorité d’un espace purement virtuel où rien d’Actuel ne peut
arriver. Sans véritable “dedans”, l’homme de l’âge cybernétique est exilé
de son propre dehors: il n’a avec le réel qu’un rapport opératoire,
euphorique, virtuel, l’intelligence artificielle devient la possibilité
réalisée de l’inintelligence de l’être désormais aussi invisible,
imperceptible que le carré blanc sur fond blanc de Malévitch. Si jamais
l’essence de la technique, de la cybernétique restait simplement technique
notre XXI siècle serait le siècle de tout les dangers, de toutes les
confusions: la régression au point de la pensée magique. Bien au
contraire, nous avons à penser l’essence non technique de la technique
soit l’événement paradoxal de l’être comme équation du Virtuel qui existe
vers l’Actuel qui arrive. >
suite
Les
aspects essentiels du processus de civilisation qui sont entrés en
métamorphose depuis la naissance et le développement du cyberspace
demandent plus que jamais expérimentations et élaborations. On sait que
Freud a toujours lié son travail concernant la découverte de l'Inconscient
à des problèmes civilisationnels plus larges( les reliant et les éclairant
les uns par les autres), et cela avec de plus en plus d'insistance au fur
et à mesure que son œuvre s'approfondissait. En le suivant dans cette
voie, nous pourrions nous demander quels sont les cyber-problèmes que la
pensée psychanalytique peut le mieux étudier ? Cette réflexion peut
trouver une partie de ses outils dans le corpus théorique freudien, c'est
ce que montrent à leur façon les nombreux Sites, Congrès, publications qui
sont apparus dans ces dernières années ainsi que -plus modestement- les
différentes participations à ce site depuis 1998. >
suite
Titre : Psychanalyse du net
Auteur : Michael Civin
Source :
http://perso.wanadoo.fr/jacques.nimier
La manière dont notre vie se dessine
aujourd'hui, à l'interface de Janus, est en grande partie déterminée par
des phénomènes paradoxaux. Les gens tentent, avec le cyberespace, de
concilier ou non des parties conflictuelles, voire irréconciliables,
d'eux-mêmes. Parmi ces expériences, notons le sentiment que partagent la
plupart de se trouver irrémédiablement seuls tout en étant connectés à
d'autres ; de constituer, avec les autres, des entités singulières et, en
même temps, interchangeables et redondantes ; et de posséder, dans leurs
rapports avec les autres, des personnalités fragmentées, de manière à la
fois séquentielle et simultanée, mais néanmoins stables et structurées.
Les internautes peuvent se trouver impliqués, dans leurs relations, mais
sans que cette implication se manifeste de la même façon. Pour certains,
l'investissement s'accompagne d'un repli presque total qui les coupe de
tout autre contact humain significatif. Ils optent pour une réalité
insulaire et limitée, dans l'univers pourtant infini de la machine ; ils
résident à toute heure du jour et de la nuit dans le monde créé et éclairé
par l'écran d'ordinateur. Leurs liens les plus importants, les plus
précieux s'établissent par le biais d'un texte désincarné qui représente
d'autres êtres humains, à la fois instantanément présents et en réalité
absents. Pour d'autres, l'engagement dans le cyberespace leur permet de se
libérer d'une angoisse de persécution insurmontable qu'ils éprouvent dans
la vie réelle, parce qu'ils se sentent entravés par des relations qui leur
paraissent plus contraignantes que satisfaisantes, plus inquiétantes que
gratifiantes. Ceux-là, qui constituent des exemples de repli paranoïde,
peuvent enfin trouver dans le cyberespace des possibilités illimitées de
se vivre dans toute leur complexité. Cette forme de relation cybernétique
donne à certains la force de retourner par la suite dans le monde réel,
avec ou sans leurs partenaires du cyberespace ; d'autres choisissent de
rester dans le monde le plus exaltant qu'ils aient connu, sans être gênés
par son côté virtuel. >
suite
Titre : Nouvelles technologies et
subjectivité
Auteur : Céline Lafontaine
Source :
http://www.erudit.org
Cet article traite des transformations
de la subjectivité liées à l’implantation des nouvelles technologies de
l’information et des biotechnologies. C’est sous l’angle d’un
rétrécissement de l’intériorité comme espace intime que l’auteure aborde
les mutations sociales issues de la révolution informationnelle. Partant
d’une analyse du renversement cybernétique de l’axe
intériorité-extériorité, l’article montre comment l’avancée des
technosciences tend à ébranler les frontières subjectives de l’espace
intime. De nature synthétique, l’approche développée vise à brosser un
portait global des transformations en cours en tenant compte à la fois des
nouvelles pratiques sociales liées à Internet et des questions posées par
le génie génétique. Finalement, l’auteure postule que les mutations
technologiques remettent en cause les repères symboliques hérités de la
modernité, notamment en ce qui concerne les territoires de l’intimité. >
suite
Titre : Tuer
virtuellement sans détruire vraiment
Auteur :
D.J.P.O.
La notion de réalité virtuelle prend pour les partisans d'une réalité
virtuelle "pure et dure" des allures très hi-tech et parfois franchement
de science-fiction. J. Lanier en 1986, l'inventeur du terme le définit
comme ce qu'il est possible d'appréhender par nos sens dans un
environnement immersif interactif. L'explorateur de la réalité virtuelle
doit s'équiper d'un équipement spécial pour que ses sens soient en contact
avec la réalité synthétisée par l'ordinateur.
De nos jours les "Head-Mount-Display" (casques munis de deux écrans
d'ordinateurs miniatures placés tels les verres d'une lunette devant
chacun des yeux) et les "datagloves" (gants munis de capteurs mesurant les
mouvements de la main et permettant après recodage notamment le
déplacement du point de vue de l'observateur et la manipulation d'objets
dans la réalité virtuelle) font déjà partie de l'équipement disponible
pour les consoles de jeux vidéo et il est possible de se les procurer dans
les magasins spécialisés moyennant quelques centaines de francs. D'autres
items de hautes technologies, tels que des combinaisons disposant sur tout
le corps des capteurs mesurant les mouvements, restent l'apanage de
laboratoires spécialisés. Mais restons en là avec la technologie, car elle
n'est pas le propos de cette rédaction. L'intérêt de ce travail va se
porter sur les impacts psychologiques de certaines de ces technologies. >
suite
3 juin 2005
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