Etudes lacaniennes

un site de  Didier Moulinier

 

 

 

Internet

 

 

Psychanalyse et ...

 

Accueil
Anti-psychiatrie
Anthropologie
Art
Criminologie
Déconstruction
Ethique
Internet
Judaïsme
Littérature
Mathématiques
Nietzschéisme
Phénoménologie
Psychothérapie
Sciences sociales
Théologie
Topologie
Traduction

 

 

 

 

 

 

 

 

Titre : De l'acte manqué
Auteur : Geneviève Lombard
Source : http://inconscient.net

Confusion, ne voir que ce qu'on a envie de voir: C’était un message de mon ami P... Et donc je suis dans la confiance. Dans le titre « je voyais » zeit et züruck pour le nom de la pièce jointe et comme c’était l’époque de nos anniversaires, j’ai avant tout et tout de suite pensé que P. me faisait un petit signe quant aux années qui passent en m’envoyant une image, un texte, une musique...?Je n’ai pas eu le moindre doute et en cliquant, c'est le virus magisterB qui a commencé à s'installer alors que je venais- pendant plusieurs jours et pour plusieurs personnes- d’expliquer combien il était dangereux et qu’on ne devait en aucun cas cliquer la pièce jointe. Ici P.. n’est pas P.., (on sait que ce genre de worm emprunte des identités et des éléments de texte bien ailleurs que chez celui qui apparaît faussement comme l'expéditeur) et zeit comme züruck ne sont pas à prendre chez Rilke que je relisais encore.. J'aurais pu « savoir » que le cadeau espéré n'était pas un cadeau si je m’étais accordé ne serait-ce qu'une fraction de seconde de réflexion. > suite

 

Titre : "Les nouvelles technologies modifient la manière de percevoir les autres et soi-même"
Auteur : Serge Tisseron
Source : http://www.journaldunet.com

Ce qui me frappe, c'est l'encouragement que les jeunes trouvent sur Internet à adopter des identités d'emprunt pour entrer en relation avec leurs pairs. Jusqu'ici, les gens étaient obligés d'entrer en relation à visage découvert. Certes, on peut cacher son statut social ou ses intentions, mais pas son apparence. A travers la pratique de l'Internet (chat, forums, jeux en réseau), on peut entrer en relation en masquant son âge, son sexe, sa couleur de peau, bref, toutes ses caractéristiques visibles. Cela explique en grande partie cet engouement extraordinaire. Mais cela s'accompagne aussi chez les jeunes d'une relation différente à leur identité et leur image. Ces technologies modifient la manière de percevoir les autres et soi-même. J'en veux pour preuve qu'aujourd'hui, le pré-adolescent et l'enfant ont une plus grande distance par rapport aux photographies qui les représentent. Ils acceptent qu'une image d'eux-mêmes ne soit rien d'autre que l'équivalent d'un avatar utilisé pour les représenter, sans aucun souci de ressemblance. > suite

 

Titre : Arguments
Auteur : Marie-Paule Jachimowicz
Source : http://inconscient.net

Professionnellement, j' utilise fréquemment le mèl depuis environ trois ans, tant dans le cadre professionnel que familial ou amical. Cet outil est maintenant quasiment indispensable à de plus en plus de personnes de mon environnement pour travailler en équipe ; il permet des relectures, corrections, compléments, etc., qui font gagner beaucoup de temps en préparant au mieux les réunions qui restent nécessaires. Pas d’angélisme néanmoins, Jocelyne Troccaz a fort bien souligné les difficultés relationnelles liées à ce media (cf. mail et fantasme) et le style de correspondance propre à ce support (on va droit au but, on ne prend que très peu de formes) génère assez fréquemment des tensions palpables. Le mèl est également très commode pour demander une documentation ou remercier un auteur de site internet. Dans ce cas-là, pas vraiment d’engagement personnel, mais plutôt une correspondance moins formelle qu’avec le courrier postal, un gain de temps certain, et aussi une pratique relationnelle facilitée par la machine - pas de papier à lettre ni d’enveloppe ni de timbre encore, c’est tout simple d’écrire rapidement quelques mots. > suite

 

Titre : Winnicott et le web
Auteur : Geneviève Lombard
Source : http://inconscient.net

Cultiver l’état d’esprit d’expérience auquel toujours Winnicott nous convie, utiliser ses concepts dans toute leur complexité sans se laisser prendre à leur apparente facilité, c’est une des voies  qui permet d' approcher bien des problèmes que pose le Web, toute classification  sommaire risquant de passer à côté de ce qui est à penser. Et d'abord, comme chacun sait, il n’y a pas « Le Web », non seulement parce qu’à un instant «t» personne ne sait quels peuvent bien être son extension, sa composition, les phénomènes en cours qui le modifient (il semble emporté par plusieurs facteurs d’expansion aussi immaîtrisables les uns que les autres) mais surtout parce qu’il évolue si vite qu’il y a de fortes chances pour que nous ne parlions pas du même Web quand nous évoquons les élaborations de tel ou tel auteur, à tel ou tel moment. > suite

 

Titre : La tension topologique du virtuel
Auteur : Charles Bourget
Source : http://www.chairetmetal.com

Lorsqu'on parle de réalité virtuelle, la notion d'espace apparaît souvent comme un véritable fer de lance de certaines constructions théoriques utilisées pour appréhender le nouvel objet d'analyse, principalement lorsqu'on fait appel aux notions d'architecture et de structure du cyberespace (1). C'est, pour ma part, en analyste du fait visuel et spatial - tant artistique qu'architectural - que je désire aborder ce problème. En effet, dans la triade disciplinaire histoire de l'art, esthétique, sémiologie visuelle, l'étude spatiale de l'image, de l'objet ou de l'édifice occupe un place prédominante. Des outils conceptuels ont ainsi été développés afin de permettre une meilleure appréhension de la richesse de la réalité «spatialisante» par laquelle s'exprime cette dimension signifiante de la condition humaine. 
Dans chaque civilisation, dans chaque société, on retrouve plusieurs types de relation à l'environnement tridimensionnel mises en évidence dans l'architecture, dans la production d'images et bien souvent aussi à travers des modélisations de type philosophique. Tout cela dans le but d'illustrer, de manière consciente ou inconsciente, le rapport de l'homme à l'univers (2). Deux grandes familles de rapports à l'espace se sont ainsi partagées la modélisation spatiale dans une perspective historique. On retrouve d'une part les modèles à prédominance euclidienne qui mettent l'emphase sur la distanciation entre l'individu pensant et son environnement dans une optique quantitative. D'autre part, les modèles où prédomine la conception topologique de la relation à l'environnement s'appuient sur les notions géométriques plus qualitatives. Cette dualité des modèles peut aisément s'expliquer grâce à la structure même du fonctionnement des perceptions «spatialisantes». Ontologiquement parlant, notre rapport à l'espace est double. > suite

 

Titre : L'Internet et le malaise dans la civilisation analytique
Auteur : Catherine Podguszer
Source : http://www.psychanalyse-in-situ.fr

Avec ce réseau des réseaux à l'échelle planétaire que représente l'Internet, nous assistons à une révolution des circuits classiques du savoir qui nous dépasse dans son accélération, et nous conduit vers une remise en question des organisations traditionnelles du pouvoir.
Le pouvoir de dire à partir d'une position sociale établie ne tient plus avec cette explosion du Net. Au-delà de cette liberté d'expression vient l'idée -peut-être encore utopique- de la fin des systèmes de pensée unique et dogmatique et d'une époque où la transparence s'évitait au profit d'un pouvoir toujours plus opaque … C'est une question. Mais nous nous devons d'adopter une attitude exploratoire. Même si tout progrès vers la liberté s'alimente d'un certain risque de chaos et de désorganisation, ce cyber-espace nous offre un formidable potentiel de développement de la connaissance et de la créativité.
J'ai commencé à m'intéresser à l'Internet en 1996 au moment où cet outil, utilisé au départ à des fins militaire, prenait forme et sens pour la société civile. S'imposait alors l'idée que nous étions au seuil d'une nouvelle grande aventure humaine marquée par l'ouverture d'un espace de créativité et de liberté à échelle planétaire. En faisant un tour d'horizon de ce qui se présentait sur le Net en psychanalyse, je découvrais un paysage quasi désert et quelque peu conventionnel, en tout cas pour la France, à l'image même de la frilosité ambiante des années post-dissolution de l'Ecole freudienne et de la mort de J.Lacan. Ces années ont favorisé, en même temps qu'un éclatement des institutions de psychanalyse, un certain cloisonnement virant vers une accentuation de l'individualisme. > suite

 

Titre : Sur une conférence de Sherry Turkle à la Société Sigmund Freud à Vienne le 6 mai 2002
Auteur : Geneviève Lombard
Source : http://inconscient.net

Entendre la proposition que Sherry Turkle a faite aux psychanalystes à Vienne en 2002 me paraît un devoir de pensée, même et surtout si le travail à accomplir est difficile à déterminer.
Ouvrant un débat de fond sur la question de savoir si la culture informatique relègue la culture psychanalytique au rang de culture dépassée, dégageant plusieurs types de problèmes qui sont loin d’être étrangers aux psychanalystes, ST nous invite à travailler de concert (que nous soyons spécialistes de la culture digitale ou psychanalystes) aux questions, problèmes et possibilités nées avec ce nouvel univers. Plus précisément, ce sont les expériences que nous faisons avec des objets nouvellement apparus qu’elle désigne à nos études parce que- étant d’ espèce très particulière- ces "evocative objects"(1) nous imposeraient de faire avec eux des expériences qui nous changent. > suite

 

Titre : Internet et psychanalyse
Auteur : Jean-Louis Blaquier
Source : http://www.philagora.net

La réflexion philosophique traditionnelle n’a jamais vraiment questionné la technique en son essence. A cet égard, l’oeuvre inachevée de Marx et non intégralement publiée de Heidegger font figures d’exception. Mais si Marx indique jusqu’à quel point la nature des rapports socio-politiques de la technique est soit aliénante soit libératrice, Heidegger invite plutôt à la défiance en montrant les multiples dangers de dépendances que celle-ci entraîne. La dernière figure historiale de la technique, celle la révolution cybernétique présente la phase ultime de l’être de l’homme sans intériorité, sans subjectivité, sans aucune chance de produire la moindre expérience de la pensée. L’homme cybernétique liquide son intériorité dans l’extériorité d’un espace purement virtuel où rien d’Actuel ne peut arriver. Sans véritable “dedans”, l’homme de l’âge cybernétique est exilé de son propre dehors: il n’a avec le réel qu’un rapport opératoire, euphorique, virtuel, l’intelligence artificielle devient la possibilité réalisée de l’inintelligence de l’être désormais aussi invisible, imperceptible que le carré blanc sur fond blanc de Malévitch. Si jamais l’essence de la technique, de la cybernétique restait simplement technique notre XXI siècle serait le siècle de tout les dangers, de toutes les confusions: la régression au point de la pensée magique. Bien au contraire, nous avons à penser l’essence non technique de la technique soit l’événement paradoxal de l’être comme équation du Virtuel qui existe vers l’Actuel qui arrive. > suite

 

Titre : Arguments
Auteur : Geneviève Lombard
Source : http://inconscient.net

Les aspects essentiels du processus de civilisation qui sont entrés en métamorphose depuis la naissance et le développement du cyberspace demandent plus que jamais expérimentations et élaborations. On sait que Freud a toujours lié son travail concernant la découverte de l'Inconscient à des problèmes civilisationnels plus larges( les reliant et les éclairant les uns par les autres), et cela avec de plus en plus d'insistance au fur et à mesure que son œuvre s'approfondissait. En le suivant dans cette voie, nous pourrions nous demander quels sont les cyber-problèmes que la pensée psychanalytique peut le mieux  étudier ? Cette réflexion peut trouver une partie de ses outils dans le corpus théorique freudien, c'est ce que montrent à leur façon les nombreux Sites, Congrès, publications qui sont apparus dans ces dernières années ainsi que -plus modestement- les différentes participations  à ce site depuis 1998. > suite

 

Titre : Psychanalyse du net
Auteur : Michael Civin
Source : http://perso.wanadoo.fr/jacques.nimier

La manière dont notre vie se dessine aujourd'hui, à l'interface de Janus, est en grande partie déterminée par des phénomènes paradoxaux. Les gens tentent, avec le cyberespace, de concilier ou non des parties conflictuelles, voire irréconciliables, d'eux-mêmes. Parmi ces expériences, notons le sentiment que partagent la plupart de se trouver irrémédiablement seuls tout en étant connectés à d'autres ; de constituer, avec les autres, des entités singulières et, en même temps, interchangeables et redondantes ; et de posséder, dans leurs rapports avec les autres, des personnalités fragmentées, de manière à la fois séquentielle et simultanée, mais néanmoins stables et structurées. Les internautes peuvent se trouver impliqués, dans leurs relations, mais sans que cette implication se manifeste de la même façon. Pour certains, l'investissement s'accompagne d'un repli presque total qui les coupe de tout autre contact humain significatif. Ils optent pour une réalité insulaire et limitée, dans l'univers pourtant infini de la machine ; ils résident à toute heure du jour et de la nuit dans le monde créé et éclairé par l'écran d'ordinateur. Leurs liens les plus importants, les plus précieux s'établissent par le biais d'un texte désincarné qui représente d'autres êtres humains, à la fois instantanément présents et en réalité absents. Pour d'autres, l'engagement dans le cyberespace leur permet de se libérer d'une angoisse de persécution insurmontable qu'ils éprouvent dans la vie réelle, parce qu'ils se sentent entravés par des relations qui leur paraissent plus contraignantes que satisfaisantes, plus inquiétantes que gratifiantes. Ceux-là, qui constituent des exemples de repli paranoïde, peuvent enfin trouver dans le cyberespace des possibilités illimitées de se vivre dans toute leur complexité. Cette forme de relation cybernétique donne à certains la force de retourner par la suite dans le monde réel, avec ou sans leurs partenaires du cyberespace ; d'autres choisissent de rester dans le monde le plus exaltant qu'ils aient connu, sans être gênés par son côté virtuel. > suite

 

Titre : Nouvelles technologies et subjectivité
Auteur : Céline Lafontaine
Source :
http://www.erudit.org

Cet article traite des transformations de la subjectivité liées à l’implantation des nouvelles technologies de l’information et des biotechnologies. C’est sous l’angle d’un rétrécissement de l’intériorité comme espace intime que l’auteure aborde les mutations sociales issues de la révolution informationnelle. Partant d’une analyse du renversement cybernétique de l’axe intériorité-extériorité, l’article montre comment l’avancée des technosciences tend à ébranler les frontières subjectives de l’espace intime. De nature synthétique, l’approche développée vise à brosser un portait global des transformations en cours en tenant compte à la fois des nouvelles pratiques sociales liées à Internet et des questions posées par le génie génétique. Finalement, l’auteure postule que les mutations technologiques remettent en cause les repères symboliques hérités de la modernité, notamment en ce qui concerne les territoires de l’intimité. > suite

 

Titre : Tuer virtuellement sans détruire vraiment
Auteur :
D.J.P.O.

La notion de réalité virtuelle prend pour les partisans d'une réalité virtuelle "pure et dure" des allures très hi-tech et parfois franchement de science-fiction. J. Lanier en 1986, l'inventeur du terme le définit comme ce qu'il est possible d'appréhender par nos sens dans un environnement immersif interactif. L'explorateur de la réalité virtuelle doit s'équiper d'un équipement spécial pour que ses sens soient en contact avec la réalité synthétisée par l'ordinateur.
De nos jours les "Head-Mount-Display" (casques munis de deux écrans d'ordinateurs miniatures placés tels les verres d'une lunette devant chacun des yeux) et les "datagloves" (gants munis de capteurs mesurant les mouvements de la main et permettant après recodage notamment le déplacement du point de vue de l'observateur et la manipulation d'objets dans la réalité virtuelle) font déjà partie de l'équipement disponible pour les consoles de jeux vidéo et il est possible de se les procurer dans les magasins spécialisés moyennant quelques centaines de francs. D'autres items de hautes technologies, tels que des combinaisons disposant sur tout le corps des capteurs mesurant les mouvements, restent l'apanage de laboratoires spécialisés. Mais restons en là avec la technologie, car elle n'est pas le propos de cette rédaction. L'intérêt de ce travail va se porter sur les impacts psychologiques de certaines de ces technologies. > suite


 

3 juin 2005

Accueil | Brèves du jour | Evénements | Liens psychanalytiques | Publications | Psychanalyse et... | Non-Psychanalyse | Lectures de Lacan | Lexique de Lacan | Jouissances | Perversions | Contact