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Conversion -
Fantasme - Inconscient -
Kafka - Lituraterre -
Littérature appliquée -
Personnage - Poésie -
Roman des origines -
Roman familial -
Roman psychiatrique -
Transfert - video Julian
Kristeva
Conversion
- Titre : Réversibilité(s) de la conversion ou la
littérature entre religion et psychanalyse
- Auteur : Julia Peslier
- Source :
http://www.fabula.org
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Ouvrage fort composite par la multiplicité des approches, ce recueil
veut prendre la conversion comme lieu commun et source de questionnement
sur une notion a priori définie de façon singulière pour les différents
champs disciplinaires. Proposer une notion comme lieu de rencontre entre
littérature, théologie, médecine et psychanalyse, cinéma, musique, ne
consiste pas en soi un geste neuf C’est pourtant à la lecture une
véritable mise à l’épreuve de l’approche transdisciplinaire qui est ici
engagée. Car, le passage d’une étude à l’autre, d’une acception et,
au-delà, d’une discipline à sa suivante ne se fait pas sans heurts. En
ce sens, le rappel inaugural de l’étymologie selon le Dictionnaire
Historique de la Langue française d’Alain Rey constitue un précieux
indice. Quel(s) lien(s) possible(s) entre la conversion comme opération
monétaire de change, régulée par un quotient, et la conversion
chrétienne, comme révélation et mutation profonde de l’âme vers une
croyance pleine et définitive ? Ou entre la conversion comme
manifestation symptomatique par le corps d’un conflit psychique à
caractère symbolique, et le phénomène plus littéraire de la conversion
de l’auteur, qui se veut à son tour témoin et acteur de la conversion de
son lecteur par son œuvre ? L’étymologie, la conversion comme «
mouvement circulaire, action de se tourner », est une fois de plus un
faux ami, une cause de confusion plutôt qu’un éclaircissement sur le
sens. L’absence de fixation sémantique précise du terme, nous informe
peut-être de la résistance de la langue à offrir une notion garantissant
à l’approche transdisciplinaire une certaine fiabilité, puisque chaque
discipline y recourt dans un sens spécialisé. C’est parce qu’elle paraît
peu étudiée à Marie Blaise sous l’angle littéraire (ce dont témoigne
sans doute l’absence de bibliographie) que cette dernière propose de
l’aborder dans une optique pluridisciplinaire, en la présentant comme
lieu commun. Aussi, le passage par d’autres perspectives et leur mise à
l’épreuve au cœur du corpus littéraire, sont autant d’essais à penser la
possibilité des « conversions » sur le plan théorique et méthodologique
des diverses approches disciplinaires, envisagées dans leur inscription
historique et dans leur spécialisation du terme… Ainsi Jérôme Thélot
confrontera la Parabole biblique du Fils Prodigue à la phénoménologie.
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Fantasme
- Titre : Fantasme
- Auteur : Juliette Vion-Dury
- Source :
http://www.ditl.info
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- L'usage du terme «fantasme» dans la littérature, et
surtout la critique littéraire, s'est répandu au XXe siècle sous
l'influence de la psychanalyse. Que ce terme soit utilisé de manière
rigoureusement psychanalytique (v. l'étude sémantique, sens 4 et 5) ou
dans un sens plus vague, évoquant aussi bien le travail de l'imagination
que celui de l'inconscient (sens 3), il l'est toujours en référence
implicite à la doctrine freudienne; les critiques qui veulent se
démarquer de cette dernière lui préférant les mots «rêve», «rêverie» ou
«illusion»
Sa présence est cependant attestée dès le XIIe siècle, principalement au
sens de «fantôme», ou d'«illusion», de «fausse apparence». On le
retrouve au XVIe siècle sous la plume de Jean Calvin, par exemple, et
ce, à une époque où l'on ne sait si le fantasme est machination
diabolique ou miracle divin: «Les secondz estimoient qu'il n'avoit point
un vray corps: mais seulement un phantasme et apparence de corps» (Jean
Calvin, Institution de la Religion Chrétienne, éd. J. Pannier. Paris:
Les Belles Lettres, 1936-1939). Au XVIIe siècle, Jean du Jon, conseiller
du roi, intitula un opuscule consacré aux pauvres de son temps: «La
chimère ou phantasme de la mendicité». >
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Inconscient
- Titre : Littérature et effets d'inconscient
- Auteur : Christiane Kègle
- Source :
http://www.utpjournals.com
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- La psychanalyse a cent ans et les anniversaires sont
toujours propices aux bilans rétrospectifs mais surtout prospectifs
puisque René Major, éminent psychanalyse québécois, installé à Paris
depuis trente ans, organise pour le printemps 2000 des États généraux de
la psychanalyse qui se tiendront à la Sorbonne. Il y sera question,
entre autres choses, de la transmission du savoir psychanalytique,
transmission, on le sait, qui dans l'exercice même de la discipline,
doit faire l'objet d'une réflexion constante à cause de son caractère si
singulier. L'ouvrage collectif Littérature et effets d'inconscient,
dirigé par Christiane Kègle, s'inscrit justement dans cette optique
puisqu'il s'agit d'un recueil de textes d'étudiants qui ont participé à
un séminaire tenu au Département des littératures de l'Université Laval.
Dans l'avant-propos, Kègle signale à ses lecteurs que le séminaire a
servi d'introduction aux pensées de Freud et de Lacan et qu'il " a
constitué un lieu de passage ", " a rendu possible l'émergence d'un
désir de savoir ". Parmi les nombreux concepts que la psychanalyse a
fait émerger, deux d'entre eux ont fait l'objet des discussions du
séminaire, " la vérité du petit ``autre'' ", lequel, chez Lacan,
s'ordonne autour de l'imaginaire et du stade du miroir, l'autre, " le
désir du grand ``Autre'', inscrit dans l'ordre du symbolique qui assure
la transmission d'un savoir ``insu'', par le truchement du langage ".
L'approche méthodologique du séminaire était déductive puisque les
étudiants tentaient de saisir, dans les textes littéraires, certaines
avancées théoriques de Freud et de Lacan. En ce sens, le texte
littéraire a été relégué à un objet de savoir par lequel on peut
appréhender certains concepts analytiques. Ce parcours, de la théorie au
texte, prête parfois le flanc à la critique, car il confine la
littérature à un laboratoire qui perd en chemin sa singularité
scripturaire. Cela signifie que quelques-uns des essais portent une
attention parfois plus que ténue au signifiant ou à la forme, ce qui
paraît problématique dans le cadre des études littéraires. Par ailleurs,
il aurait été plus fécond que Christiane Kègle résume elle-même les
théories analytiques empruntées, car le lecteur se trouve à lire près de
huit fois les mêmes explications sur l'imaginaire, le symbolique et le
réel ou encore sur le stade du miroir. >
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Kafka
- Titre : Quand Freud répond à Kafka
- Auteur : Franz Kaltenbeck
- Source :
http://savoirs-et-clinique.psychanalystes.asso.fr
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- Les écrivains du vingtième siècle ne pouvaient éviter
que leurs œuvres entrent en résonance ou en dissonance avec celle de
Freud. Proust l'ignorait, Joyce se défendait contre lui, Musil le
détestait, mais Kafka et Beckett le lisaient. Malgré leurs attitudes
différentes et variées, ces auteurs répondent, parfois à leur insu, à
certains concepts de la psychanalyse. L'écrivain de Prague ne renie
point le voisinage du découvreur de l'inconscient ; on a plutôt
l'impression qu'il est forcé d'entrer, à un moment donné, en une sorte
de compétition avec lui, un peu comme Karl Abraham, à la même époque -
en 1912 - et à propos d'un problème comparable. Les deux hommes sont
d'ailleurs de la même génération et prennent, à ce moment-là, une avance
sur Freud : Abraham, en rédigeant ses " Approches pour l'exploration et
le traitement de la folie maniaco-dépressive ", Kafka, en écrivant son
récit " Le Verdict ". L'avance de Kafka me paraît plus importante, plus
radicale. Par son texte, il a marqué son terrain et montré comment il
pouvait prendre en charge, par son écriture, l'impossible à dire. En un
point, il procède de la même intuition que Joyce : traiter le plus
archaïque avec les moyens les plus modernes. N'oublions pas que chacun
de ces deux auteurs a eu à faire à un père dont l'opacité dépasse tout
ce que la clinique analytique a su dire à propos du père. J'essaierai de
montrer que Freud, sans avoir lu Kafka, a capté le message du " Verdict
". Dans " Deuil et mélancolie " il semble y répondre. Pourtant, " Le
Verdict " reste un texte et un signe avant-coureur qui se détache de
tous les consensus qui ont contribué à la fermeture de l'inconscient
freudien. Critiquant de façon implicite l'écueil de l'identification que
même les mécanismes de l'inconscient entraînent, Kafka s'avère être un
écrivain politique. >
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Lituraterre
- Titre : Lituraterre
- Auteur : Jacques Lacan
- Source :
http://www.ecole-lacanienne.net
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- Ce mot se légitime de l’Ernout et Meillet : lino,
litura, liturarius. Il m’est venu, pourtant, de ce jeu du mot dont il
arrive qu’on fasse esprit : le contrepet revenant aux lèvres, le
renversement à l’oreille.
Ce dictionnaire (qu’on y aille) m’apporte auspices d’être fondé d’un
départ que je prenais (partir, ici est répartir) de l’équivoque dont
Joyce (James Joyce, dis-je) glisse d’a letter à a litter, d’une lettre
(je traduis) à une ordure.
On se souvient qu’une « messe-haine » à lui vouloir du bien, lui offrait
une psychanalyse, comme on ferait d’une douche. Et de Jung encore…
Au jeu que nous évoquons, il n’y eût rien gagné, y allant tout droit au
mieux de ce qu’on peut attendre de la psychanalyse à sa fin.
À faire litière de la lettre, est-ce saint Thomas encore qui lui
revient, comme l’œuvre en témoigne tout de son long ?
Ou bien la psychanalyse atteste-t-elle là sa convergence avec ce que
notre époque accuse du débridement du lien antique dont se contient la
pollution dans la culture.
J’avais brodé là-dessus, comme par hasard un peu avant le mai de 68,
pour ne pas faire défaut au paumé de ces affluences que je déplace où je
fais visite maintenant, à Bordeaux ce jour-là. La civilisation, y
rappelai-je en prémisse, c’est l’égout.
Il faut dire sans doute que j’étais las de la poubelle à laquelle j’ai
rivé mon sort. On sait que je ne suis pas seul à, pour partage,
l’avouer.
L’avouer ou, prononcé à l’ancienne, l’avoir dont Beckett fait balance au
doit qui fait déchet de notre être, sauve l’honneur de la littérature,
et me relève du privilège que je croirais tenir de ma place.
La question est de savoir si ce dont les manuels semblent faire étal,
soit que la littérature soit accommodation des restes, est affaire de
collocation dans l’écrit de ce qui d’abord serait chant, mythe parlé,
procession dramatique. >
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Littérature appliquée
- Titre : Peut-on appliquer la littérature à la
psychanalyse ?
- Auteur : Pierre Bayard
- Source :
http://www.leseditionsdeminuit.fr
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- Alors que la psychanalyse appliquée recourt à des
modèles constitués pour lire les œuvres littéraires - avec le risque de
donner toujours des résultats identiques -, la méthode que nous
présentons ici, appelée littérature appliquée à la psychanalyse,
recherche dans les œuvres et dans leurs représentations singulières de
la vie psychique des éléments permettant de construire de nouveaux
modèles.
En effet, d'Homère à Chrétien de Troyes et de Shakespeare à Proust, les
écrivains ont proposé sur nous-mêmes des hypothèses qui ne se confondent
pas avec celles de la psychanalyse. Plutôt que d'interpréter leurs
œuvres au moyen d'une théorie extérieure, pourquoi ne pas prendre au
sérieux leur capacité de penser ce qui nous échappe, en prolongeant
leurs intuitions et en mettant en forme les théories originales qu'ils
esquissent ?
Il est vrai qu'une telle méthode n'a guère de chance de fonctionner.
Mais si ce projet se révèle impossible pour une série de raisons que ce
livre détaille, un travail de réflexion sur une méthode inopérante -
alors que sont sans cesse privilégiées les méthodes efficaces - permet
d'étudier avec précision les contraintes que la critique exerce sur le
texte et les difficultés qu'elle rencontre, mais aussi ses motivations
inconscientes et son noyau de délire, bref d'interroger l'acte de
lecture. >
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Personnage
- Titre : Psychanalyse et personnages
- Auteur : Thérèse Tremblais-Dupré
- Source :
http://www.spp.asso.fr
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- Les personnages que je vais évoquer ici se sont
présentés à mon esprit, comme en écho silencieux, alors que j’entendais,
à travers mon écoute analytique, la souffrance psychique que
rencontraient certains jeunes gens attardés dans une adolescence sans
fin, confrontés au sexe et à la mort. Don littéraire imprévu, aide venue
en tiers associatif, miracle du langage qui saisit la charge
pulsionnelle et le traduit en mots. « Les poètes savent mieux que nous »
disait Freud.
Le long passage qui mène l’adolescent de la fin de la phase de latence à
l’âge adulte est marqué par le désarroi et l’incohérence psychique ;
l’intrusion dans un nouveau corps promis à la vie génitale des émois et
plaisirs réactivés de l’enfance, face à un monde inconnu, source d’élans
et d’angoisses, la conscience d’un temps nouveau dont l’écoulement
laisse entrevoir la finitude, provoque une rupture. Le jeune pubère
oscille entre de nouvelles identifications, le rejet des valeurs et des
affections antérieures, la solitude, la révolte, l’agressivité, les
ambitions diffuses, l’exaltation et le désespoir. La révélation de la
sexualité génitale est parfois vécue comme un traumatisme, réveillant
des angoisses de castration et de mort. Elle ravive les blessures
anciennes et les angoisses primitives qui font obstacle au processus
d’évolution heureuse et entretient les régressions délétères. >
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Poésie
- Titre : La poésie de la psychanalyse
- Auteur : Pierre Sullivan
- Source :
http://www.spp.asso.fr
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- Je lis la poésie, j’aime l’acte même de lire la
poésie, le mariage de ma pensée et des mots du poète, le rythme
qu’instaure le vers en moi, si différent de la continuité et de la
transparence silencieuse de la prose romanesque. Je suis convaincu que
la poésie est une valeur fondamentale de notre culture, qu’une grande
époque est une époque de grands poètes.
Je crois tout autant à la valeur de la psychanalyse que je pratique
depuis de nombreuses années. La psychanalyse est la création d’une
culture, l’ouverture d’une médecine de l’âme dont le siècle dernier peut
s’enorgueillir. Ouverture thérapeutique qu’il nous appartient de
maintenir malgré les soubresauts de l’histoire et des moeurs.
Je veux aujourd’hui lier ces deux rameaux de notre civilisation. Ils
sont certes très différents : l’histoire de l’une est très courte,
l’autre est millénaire. Leurs finalités ne sont pas les mêmes et ce
n’est pas à une comparaison que je voudrais me livrer. Je voudrais
plutôt retrouver un moment où ils se sont rencontrés et peut-être noués.
Mon titre énigmatique, la poésie de la psychanalyse, veut dire cela : le
génitif indique qu’à un certain point de son tracé la psychanalyse
emprunte l’oeil de la poésie. Il s’agit d’une fiction, le récit de deux
promenades qui se croisent : un poème de R.M.Rilke Orphée. Eurydice.
Hermès et un article de Freud Passagèreté. Ni plus ni moins. >
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Roman des origines
- Titre : Marthe ROBERT, Roman des origines, origine
du roman
- Auteur : Penvins
- Source :
http://www.e-litterature.net
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- Le roman est sans doute le lieu du plus grand des
secrets celui que l'on ne peut avouer et que Freud appelait le roman
familial des névrosés. De quoi s'agit-il? Marthe Robert - retient que le
jeune enfant passe par deux types de scénarios: Celui de l'enfant trouvé
qui s'imagine né d'une famille royale puis celui du Bâtard qui relègue
le père dans un royaume de fantaisie (l'éloigne, s'en débarrasse...)
Ces deux attitudes se retrouvent dans le genre romanesque et pour Marthe
Robert le définissent en tant que tel. Le roman n'a pas de formes fixes
déterminées mais un contenu obligé, celui de rendre compte du "roman
familial de l'enfance".
Le conte s'arrête au seuil de la chambre conjugale, les personnages y
sont anonymes, et figurent d'un côté les méchants, puissants et vieux,
et de l'autre les opprimés faibles et jeunes.
Le véritable roman naît avec l'arrivée du bâtard, lorsque sans renoncer
à ses visions de paradis, le genre s'éveille aux exigences de la réalité
œdipienne. Surgissent alors Don Quichotte et Robinson Crusöé. Don
Quichotte prétend s'engendrer lui-même, il se passionne pour les
familles fictives (livres de chevaleries) se conduit en Enfant Trouvé
(est d'avis que tout lui est dû parce qu'il fait grand bruit de son
désintéressement) mais le monde que lui offre Cervantès se moque de lui
et le corrige. >
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Roman familial
- Titre : Portraits de mères et roman familial
- Auteur :
Alain Seilhean et
Jean-Pierre Vérot
- Source :
http://www.psy-desir.com
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- Le « Roman familial » est un concept énoncé par
S.Freud -1856-1939- (1) dans un article où il souligne l’importance pour
chaque être humain de se détacher de l’autorité de ses parents pour
accomplir son développement personnel.
Freud avait en effet observé que certains de ses patients avaient
tendance, dans leur enfance, à idéaliser leurs parents et à vouloir leur
ressembler. A ce stade - idéalisation et identification -, fait suite
une période critique adressée aux parents, avec prise de conscience de
la rivalité sexuelle et le sentiment d’être évincé du couple parental,
d’où l’idée d’une autre filiation, étrangère à la lignée familiale
réelle : la filiation imaginaire.
A ces périodes en général facilement remémoratives, s’ajoutent parfois
des constructions fantasmatiques plus ancrées dans l’inconscient, où
l’enfant s’inventent des parents substitutifs, de rang plus élevé,
remplaçant les parents réels.
Ce serait au cours du processus de la prise de conscience de la
différence sexuelle que se préciserait la place donnée à chacun de ces
parents substitutifs : par exemple un père haut placé et une mère
infidèle. Ces fictions auraient pour rôle de préserver la tendresse
originelle éprouvée à l’égard des parents et de pouvoir exprimer le
regret ou la nostalgie de voir disparaître ces temps heureux. L’image
d’un ou des parents hauts placés figurant un retour de l’image idéalisée
des parents réels. >
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Roman psychiatrique
- Titre : Le roman psychiatrique d'André Breton
- Auteur :
Michel Thuilleaux
- Source :
http://www.psy-desir.com
Si André BRETON demeure le chef de file incontestable du mouvement
littéraire surréaliste en France, on a moins parlé d’un aspect
« médical » de sa biographie.
A. BRETON était médecin et eut contact avec la psychiatrie de son temps,
ce qui lui donna occasion de parler de certains aspects de cette
discipline et de faire lien avec une certaine psychanalyse.
Dans quelle mesure ses propos à ce sujet furent-ils vérifiés ?
Y a-t-il un rapport entre ceux-ci et ses théories littéraires ?
Et davantage : y a-t-il un rapport entre ces propos et ces théories
d’une part et ses productions artistiques de d’autre part ?
Nous voudrions même aller un peu plus loin et nous demander s’il y eut
dans son existence un événement ou des éléments qui éclaireraient ses
démêlés (car il y eut d’étonnants démêlés) avec la psychiatrie
officielle contemporaine. >
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Transfert
- Titre : Transferts littéraires
- Auteur : Equipe 'Savoirs et cliniques"
- Source :
http://savoirs-et-clinique.psychanalystes.asso.fr/
Par 'transfert',
on entend cette véritable passion faite d'amour ou de haine qui se développe
au cours d'une cure psychanalytique et qui a pour objet la personne de
l'analyste. Celui-ci est censé mettre cet " authentique amour " (Freud) au
service de l'analyse et de sa fin : l'accès de l'analysant à son inconscient
et l'assomption de son désir refoulé, voire rejeté. Dans ce sens il peut
paraître abusif d'aborder la relation entre la psychanalyse et la
littérature par le biais de ce concept. Or, étant donné que le transfert
dans son sens freudien ne se produit que par rapport à un savoir supposé -
par méprise - à l'analyste, il est légitime de se pencher sur certains
écrivains qui, à un moment donné ont noué un lien passionnel avec la
psychanalyse, avec un des auteurs de cette discipline ou même fait appel à
un analyste. Il serait ainsi également justifié de réfléchir sur cet ardent
désir de littérature que l'on trouve chez Freud et chez un certain nombre de
ceux qui l'ont suivis. >
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Supplément :
Julia Kristeva,
Littérature et psychanalyse
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voir la vidéo sur Canal-U
24 juin 2005 |