Etudes lacaniennes

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Articles

 

 

Fort-Da

Titre : Le théatre "a-bobine-o-o-o "
Auteur : Jean Périn
Source : http://www.freud-lacan.com
 
Antonin Artaud avait voulu séparer le théâtre de la littérature, au profit de la mise en scène qui primerait sur le texte. Si ce qu'il voulait c'était le jeu pur, comme ce sera le cas pour le théâtre de Samuel Beckett, nous pourrions, nous analystes, avec ce jeu que Freud, en observant son petit-fils, nous a légué, dire, qu'avec ce jeu du Fort-Da, nous avons un jeu originaire dont la mise en scène est des plus simples : un geste d'aller et retour accompagné d'une émission vocale jouant sur la pure différence des phonèmes. > lire la suite

 

Hystérie

Titre : Jean-Martin Charcot, homme de théâtre
Auteur : Didier Moulinier
Source : Revue Le Grand Hors-Jeu, n°75, Lompret, septembre 1994
 
Nous sommes en 1657 ; sur décret du roi, les Archers de Paris raflent tout ce que les trottoirs de la Capitale comptent d'individus louches - mendiants et ivrognes, estropiés et siphonés toute catégorie - et déversent ce trop-plein dans les cellules moites et insalubres de la Salpêtrière qui devient très vite le plus grand hospice européen. Du temps de Charcot, on n'en est plus là : le mouroir, le dépotoir se transforme en clinique, c'est-à-dire en théâtre. > suite de texte ci-dessous (format image)
 

         

 

Tragédie

Titre : Une présentification de la scène tragique : Le divan du psychanalyste
Auteur : Jean Charmoille
Source : http://semen.revues.org

Je vais essayer de donner quelques pistes pour que nous pensions ensemble l'articulation entre ce qui peut se passer dans une analyse – ce qui veut dire que ça peut aussi ne pas se passer – et un événement historiquement datable, mais dont nous avons oublié le ressort, la naissance de la tragédie grecque. Ce lien, que je propose d'emblée et que je vais développer, signifie que la psychanalyse est en dette, symboliquement, à l'endroit de la naissance de la tragédie grecque ; cette dette ne se résumant pas à la constatation de termes identiques comme représentation, répétition, scène, mais au fait qu'il y a quelque chose d'identique dans le mouvement même de la naissance de la tragédie grecque, et depuis, dans la singularité du théâtre par rapport au cinéma, et dans le mouvement de la cure psychanalytique.

Je propose que nous avancions selon deux temps : un premier temps où je vais essayer de préciser la dimension de la scène en regard de ce qui peut se jouer ou non au domicile, sur le divan du psychanalyste, et un deuxième temps, celui d'une lecture d'un point précis du mythe de la Genèse et d'un moment à partir duquel il est possible d'interpréter la tragédie d'Hamlet comme une tragédie du désir. > lire la suite

 

 

 

Revue

 

Insistance

Théâtre et psychanalyse
Numéro 2 - revue annuelle, 2007
 

Les références à l’art théâtral se rencontrent tout au long de l’oeuvre de Freud ; elles semblent même lui permettre parfois de théoriser des points restés impensés dans « l’autoanalyse » ou les cures conduites. Pour s’en persuader, il suffit de relire la lettre à Fliess de 1897 où, au seuil de la découverte psychanalytique, Freud s’appuie sur l’effet provoqué chez le spectateur de l’OEdipe-Roi de Sophocle pour tenter de rendre compte de la généralité de l’expérience oedipienne. Lacan, à l’occasion du séminaire sur le transfert, étudiera lui, plus tard, la Trilogie des Coufontaines de Claudel pour approfondir la question du père. Le théâtre n’est pas chez eux un vain ornement, mais bien un des lieux d’où peut sourdre une compréhension possible de la dynamique subjective. Dans cette lignée, il ne s’agira pas d’effectuer, à l’occasion de ce numéro 2 d’Insistance, une psychanalyse du théâtre, mais bien d’interroger la psychanalyse depuis le théâtre.

Extrait de l'éditorial de Jean-Michel Vives :

" «La psychanalyse a tout à apprendre au théâtre», c'est ainsi que Daniel Mesguich, metteur en scène et professeur au Conservatoire national supérieur d'art dramatique de Paris, interpellait les participants du colloque de Nice, Théâtre et psychanalyse. Formule qui dans son ambiguïté même laissait entendre que si le théâtre pouvait être informé par la psychanalyse, la psychanalyse avait tout à gagner à se laisser enseigner par le théâtre. C'est cette seconde interprétation de l'assertion de Daniel Mesguich qui me semble la plus intéressante : les mises en scène se voulant «psychanalytiques» n'ayant que très rarement produit des spectacles convaincants d'un point de vue théâtral...
Mais à partir de là, peut-on se demander, qu'est-ce que la psychanalyse peut donc bien apprendre depuis le lieu du théâtre ?
On pensera, bien sûr, à la référence princeps de Freud à la tragédie de Sophocle : Oedipe roi. Référence que l'on peut rencontrer dès le 15 octobre 1897 dans une lettre à Fliess désormais célèbre : «Chaque auditeur fut un jour en germe, en imagination, un Oedipe et s'épouvante devant la réalisation de son rêve transposé dans la réalité, il frémit suivant toute la mesure du refoulement qui sépare son état infantile de son état actuel.» Cette référence oedipienne, on le sait, accompagnera l'inventeur de la psychanalyse jusqu'à la fin de son oeuvre. Mais est-ce bien de théâtre dont Freud nous parle ici ? Cela n'est pas certain et Jean-Pierre Vemant a parfaitement montré que l'Oedipe de Freud était bien différent de celui de Sophocle. Il semble ici que Freud s'intéresse moins à la dimension scénique - même s'il fait référence à l'effet produit sur le spectateur par l'oeuvre de Sophocle - qu'à une mise en forme mythique d'un fantasme repéré chez lui et chez ses patients. On pourrait citer d'autres emprunts à l'art théâtral émaillant son oeuvre : Philoctète de Sophocle, Richard III, Macbeth, Hamlet, Le roi Lear, Le marchand de Venise de Shakespeare, certaines pièces de Schnitzler, d'Ibsen, de Bahr... Ces références, parfois très fugaces, concernent, encore une fois, moins le théâtre que la mise en tension fictionnelle d'une question clinique. "

> disponible sur internet : C.A.I.R.N.

 

COLLOQUE
THEATRE ET PSYCHANALYSE
30 JUIN - 1er JUILLET 2006 - NICE


 

 

 

Livre

 

André Green

Un œil en trop
Le complexe d’Œdipe dans la tragédie


Ed. de Minuit, Collection « Critique », 1969

 

Trois essais psychanalytiques sur la face négative du complexe d’Œdipe dans la tragédie antique, élisabéthaine, classique.
Le meurtre de la mère par le fils, tel que le mettent en scène Eschyle dans l’Orestie. Sophocle et Euripide dans Electre, offre l’occasion d’une confrontation entre les trois tragiques traitant le même thème du matricide et de sa sanction. Le meurtre de la femme par l’époux est vu à travers la folie jalouse d’Othello, où Shakespeare dévoile, par la structure de la tragédie, le procès de la paranoïa.
Le meurtre de la fille par le père est celui du sacrifice d’Iphigénie en Aulide, où Racine fait, par rapport à Euripide – celui de l’Iphigénie à Aulis et celui des Bacchantes –, l’économie du sacrifice.
Un prologue sur la lecture psychanalytique des tragiques, fixant la ligne de cette contribution à la critique littéraire, et un épilogue où sont examinées les relations entre le mythe d’Œdipe et la vérité qui s’y fait jour à travers les déformations qu’elle subit, encadrent ces trois essais.

 

 

 

Spectacle

 

 " Vienne 1913 "

d'Alain Didier-Weill, mise en scène J.L. Paliès

ou « histoire » et psychanalyse : entre théâtre public et théâtre privé.

 

La rencontre entre Freud, Jung, Klimt, Hanish, la société viennoise, et... le jeune Adolf Hitler, élève à l’école des beaux arts. Un jeune homme pauvre, loqueteux, qui survit misérablement dans un asile, étudie le dessin à l’Ecole des Beaux Arts de Vienne. Il n’a qu’un chien errant comme compagnon. Ce garçon qui vient de fêter ces vingt ans rencontre un autre jeune homme, brillant et beau, héritier de cette fameuse aristocratie viennoise qui s’étourdit de valse et de luxe. Mais, voilà, ce jeune homme riche a un gros problème, il est antisémite. Le psychanalyste Jung trouve alors très intéressant de l’envoyer consulter son maître, Freud, un vieux compte à régler sans doute à propos d’une certaine idée de l’inconscient. Ces deux jeunes gens vont ainsi se confronter à tous les aspects de la société viennoise et se forger quelques idéaux défi nitifs. Le jeune pauvre s’appelle Adolf... Distribution en alternance: Freud: J-L. Jacopin / J-L. Paliès Jung: P. Parsat / A. Guillo La Baronne: C. Fiévet / M. Gaillard Adolphe: M-A. Sarmiento Hugo: F. Andrau / P. Beheydt Molly: B. Poulin Didascalies: I. Starkier, J-P. Hutinet, P. Barrat Mezzos-soprano: M. Paliès, S. Boré, S. Maquaire et Y. Boukoff Musique sur verre: J-C. Chapuis * représentation suivie d'un débat les dimanches: 22 janvier à 17h30: Vienne et la question artistique 29 janvier à 17h30: Le nazisme dans son rapport à la religion 26 février à 17h30: Devenir nazi une pièce de: A. Didier-Weill • mise en scène par: J-L. Paliès • durée: 105 min • tarifs: 8 €, 14 € et 20 €"La pièce de théâtre Vienne 1913 d'Alain Didier-Weill est éditée aux éditions elema 41, rue Blomet 75015 Paris 01 45 67 28 39 mail: editions.elema@wanadoo.fr au prix de 17 € (frais de port compris)"

> suite sur oedipe.rog

 

 

 

 

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13/06/2008

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