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Amour - Angoisse - Culpabilité - Objet K - Répétition (1) - Répétition (2) - Symptôme - Ouvrages

 


 

Amour

Titre : Les non-dupes errent - séance 4 - 18 décembre 1973
Auteur : Jacques Lacan
Source : http://lutecium.org
 
Parce qu'on ne peut pas dire que pareille religion ce soit rien. Puisque je vous l'ai dit la dernière fois, c'est la vraie, c'est la vraie puisqu'elle a inventé cette chose, cette chose sublime, la trinité. Elle a vu qu'il en fallait trois. Qu'il fallait trois ronds de ficelle de consistance strictement égale pour que rien fonctionne. C'est quand même bien curieux que, à toutes les fins, ça produise ça quant à l'amour. Mais lisez Vie et règne de l'amour dans Kierkegaard, ça vient de paraître chez Aubier, vous êtes nombreux, vous allez tous vous ruer chez Aubier en sortant hein parce que d'habitude, quand je dis qu'il faut lire un livre, ça a des effets ! Moi j'en ai un, déjà, alors... vous pouvez épuiser l'édition, mais lisez ça ! Lisez ça parce qu'il n'y a pas de logique plus implacable, on n'a jamais rien articulé de mieux sur l'amour, l'amour divin s'entend. Il n'y a pas la moindre errance, tout est tracé logiquement. L'amour est charité, femme - curieux lapsus - est charité, foi et espérance et grâce à ça la charité est, est... vous le voyez dans l'art, enfin assez lamentablement symbolisée par cette femme aux seins innombrables, n'est-ce pas, à laquelle sont pendus d'innombrables moutards. Mais c'est quand même quelque chose, de faire ça, justement c'est là l'origine de mon lapsus, de faire ça de l'image de la femme. La finalité, la finalité en tant qu'il y a deux extrêmes et un moyen, je vous le fais remarquer, toute la spécification de fin, et d'ailleurs de fins qui sont toujours articulables de réci-... je n'ose pas dire le motréciprocité, il n'est pas juste en l'occasion, mais je veux dire que, aussi bien ce qui est le départ devient la fin que la fin fait fonction de départ. Le rapport du corps et de la mort est articulé par l'amour divin d'une façon telle qu'il fait d'une part que le corps devient mort, que la mort devient corps d'autre part, et que c'est par le moyen de l'amour. Mais c'est tout à fait général que l'idée même de finalité soit quelque chose qui soit attaché à l'intermédiaire du désir. L'amour de Dieu est la supposition qu'il désire ce qui s'accomplit à toutes fins, si je puis dire. C'est la définition de la téléologie en elle-même. C'est une transformation du terme "désir" en terme "fin". Mais dans cette articulation, ce qui fait la fin, c'est le moyen dans l'articulation du noeud borroméen, il y a confusion du moyen et de la fin. Toute fin peut servir de moyen. > lire le texte

 

Angoisse

Titre : Les Noms-du-père (séance du 20 novembre 1963)
Auteur : Jacques Lacan
Source : http://lutecium.org
 
Les premiers pas de mon enseignement ont cheminé dans les pas de la dialectique hégélienne ; étape nécessaire pour faire brèche dans ce monde dit de la positivité. La dialectique hégélienne se ramène à des racines logiques, déficit intrinsèque de la logique de la prédication : à savoir que l'universel ne se fonde que de la négation ; que le particulier seul à y trouver l'existence y apparaît comme contingent. Toute la dialectique hégélienne faite pour combler cette faille y montre - dans une prestigieuse transmutation - comment l'universel, par la voie de la scansion : thèse, antithèse, synthèse, peut arriver à se particulariser. Mais quels qu'en soient les effets de prestige de la dialectique hégélienne, que par Marx elle soit entrée dans le monde, achevant ce qui de Hegel était la signification, par la subversion d'un ordre politique et social fondé sur l'ecclésial, l'Eglise quelle que soit sa nécessité, la dialectique hégélienne est fausse et contredite tant par l'observation des sciences de la nature que par le progrès historique de la science fondamentale, à savoir des mathématiques. C'est ici que l'angoisse est le signe comme l'a vu tout aussitôt un contemporain du développement du système de Hegel, Kierkegaard, l'angoisse est pour nous le témoin d'une béance essentielle qui porte le témoignage que la doctrine freudienne est celle qui en donne l'éclaircissement. Cette structure du rapport de l'angoisse au désir, cette double béance du sujet à l'objet chu de lui où au-delà de l'angoisse il doit trouver son instrument, la fonction initiale de cet objet perdu sur lequel insiste Freud, là est la faille qui ne nous permet pas de traiter du désir dans l'immanence logicienne. De la seule violence comme dimension à forcer les impasses de la logique, là Freud nous ramène au coeur de ce quelque chose sur quoi fonder les bases de ce qui était pour lui l'illusion, qu'il appelait selon le mode de son temps l'alibi, la Religion, que j'appelle quant à moi l'Eglise. C'est sur ce champ même par lequel l'Eglise tient intacte et dans tout l'éclat que vous lui voyez, contre la révolution hégélienne, c'est là que Freud s'avance au fondement même de la tradition ecclésiale, qu'il nous permet de tracer le clivage d'un chemin qui aille au-delà, infiniment plus loin, structuralement plus loin que la borne qu'il a posée sous la forme de mythe du meurtre du père. > lire le texte

 

Culpabilité

Titre : Le sentiment de culpabilité: Ce qu'en disent les psychologues et philosophes
Auteur : Jacques et Claire Poujol
 
3. Jacques Lacan
Pour lui la culpabilité n'est pas forcément liée à l'Oedipe, mais au désir et à la place qu'occupe le sujet dans l'ordre du signifiant de son désir. Lacan désigne la source la plus profonde de la culpabilité lorsqu'il dit que le sujet se sent coupable toutes les fois où il en vient à « céder sur son désir ».
Lacan met l'accent sur l'impossible plus que sur l'interdit, qui n'est qu'une défense contre l'impossible, car il est plus facile de se confronter à l'interdit que de reconnaître l'impossible. En fait la culpabilité a à voir avec l'impossible et non l'interdit (alors que le péché a à voir avec l'interdit en premier).
Pour Lacan la culpabilité est l'expression du manque, le « signifiant » de la finitude.
9. Sören Kierkegaard
Ce philosophe chrétien estime que la culpabilité est communication, communion, qu'elle est le fondement de toute vie sociale. « Jésus a tellement aimé les hommes qu'il a épousé leurs péchés », dit-il.
Pour lui l'idée-force du christianisme est la rémission des péchés. Exister, c'est exister « devant Dieu », c'est prendre conscience du péché. C'est en se sentant coupable qu'il se place devant Dieu. L'humanité est donc une société de pécheurs pardonnés. > lire le texte

 

Objet K

Titre : L'objet K de Jacques Lacan (sur Rudolphe Adam, Lacan et Kierkegaard (PUF))
Auteur : Robert Maggiori
Source : Libération (29 septembre 2005)
 
Ce que Lacan «importe dans l’édifice freudien», ce sont, essentiellement, quatre «piliers importants de la construction kierkegaardienne» : les notions de répétition (de reprise), d’angoisse, d’instant et d’existence. Il est difficile ici d’entrer dans le détail, et de montrer comment Lacan, via Kierkegaard, parvient à qualifier de «fable» ce que Freud disait de la répétition, ne serait-ce que parce qu’on ne peut raisonnablement définir d’un mot ce que Kierkegaard entend par cette «catégorie paradoxale» de la «reprise» ni ce que veut dire chez Freud puis chez Lacan la répétition, d’abord automatisme lié à une logique de la mémoire inconsciente, compulsion dont le moteur est «l’insistance du non-réalisé à venir au symbole», enfin production de la jouissance, «qui ne se présente au sujet que comme absente, figeant celui-ci dans une inexorable nostalgie et poussant inévitablement à sa récupération». De même pour l’angoisse. Dont on voit cependant que, vertige de la liberté ou «vertige du possible» chez Kierkegaard, donc indexée au temps et à l’instant conçu comme «rupture constitutive, avènement éternel d’une décision subjective», elle puisse «passer» chez Lacan, et se présenter également comme temps de la décision qui, faisant s’engager dans une nouvelle existence, rencontre le désir de l’Autre (à l’angoisse liée au désir de l’Autre, Jacques-Alain Miller donne pour emblème cet énoncé simple : «Que va-t-il faire ?»).

 

Répétition (1)

Titre : Les échecs automatiques de Lacan

Auteur : Terry Cochran

Source : http://www.geocities.com/b1pnow85

Il faut conceptualiser le joueur d’échecs comme une entité à travers laquelle le jeu produit ses mouvements. L’intersection inévitable entre l’histoire qui « conditionne » et « la volonté présidant à un changement » est cruciale pour toute conception historique, qui implique toujours une théorie de l’action. Bien que Saussure n’élabore pas sa théorie de l’action, passant immédiatement de ses implications à la linguistique, il n’y a pas d’ambiguïté quant à ses caractéristiques. La conception de Saussure enlève l’action de la conscience humaine et la localise dans des « faits diachroniques » qui donnent naissance aux « forces aveugles ». Malgré les avantages d’une théorie de l’histoire et de l’action qui refuse de référer les changements finis à un dieu ahistorique, à l’État, à la nation ou a un sujet suprême, la dynamique de la théorie saussurienne ne diffère guère des autres versions plus traditionnelles. La force, l’action, l’efficace résident hors de l’histoire, et cette origine, en tant qu’immatérielle, reste intouchable, idéale, même si le rapport établi entre le matériel et l’immatériel est toujours soumis aux caprices de l’histoire. Comme toute explication historique, la perspective saussurienne présente aussi une analyse du statut de la figure qui représente concrètement ce rapport entre le matériel et l’immatériel. De nouveau, le jeu d’échecs sert d’exemple : Si on perd une pièce, un cavalier, par exemple, qui existe dans un état de « matérialité pure », « peut-on remplacer par une autre équivalente ? Certainement : non seulement un autre cavalier, mais même une figure dépourvue de toute ressemblance avec celle-ci sera déclarée identique, pourvu qu’on lui attribue la même valeur. » (153-54). C’est le jeu et sa structure qui, déterminant la valeur des pièces, investissent le matériel avec du sens faisant partie de la totalité. Quoi qu’il en soit, ce n’est pas de la description du jeu d’échecs qu’il s’agit, mais de l’affirmation qu’il est paradigmatique pour la langue, la conscience et l’entendement en général. En fait, des décennies avant la formulation saussurienne, les Dupin de Poe contestent explicitement ce paradigme, en démontrant que l’opération analytique, toujours interrompue par des intuitions imprévisibles, des effets venant d’ailleurs, ne devient logique qu’après-coup, dans un discours nécessairement figuré.
Dans cette optique, le discours de Lacan, enregistrant sa lecture d’un texte de « fiction », met en œuvre ces mêmes éléments interprétatifs, quoique leur économie soit particulière. Suivant son interprétation des textes de Freud, Lacan attribue l’origine de l’action subjective à l’ordre symbolique :
« Si Kierkegaard y discerne admirablement la différence de la conception antique et moderne de l’homme, il apparaît que Freud fait faire à cette dernière son pas décisif en ravissant à l’agent humain identifié à la conscience, la nécessité incluse dans cette répétition. Cette répétition étant répétition symbolique, il s’y avère que l’ordre du symbole ne peut plus être conçu comme constitué par l’homme, mais comme le constituant. » (58).
Dans la lecture de Lacan, le déplacement de l’homme du centre d’où émane l’action n’indique pas la reformulation du concept d’action ; au lieu de perdre sa place, l’action est simplement relocalisée dans le symbolique. La répétition, notion apparemment temporelle, est le moteur de cette action que les individus subissent au lieu de la produire. Ces liens conceptuels avec la langue de Saussure sont déjà explicites dans le texte de Freud sur « Das Unheimliche » : « c’est seulement le facteur de répétition non intentionnelle qui imprime le sceau de l’étrangement inquiétant » à ce qu’on aurait considéré comme appartenant à l’ordre du « hasard ». Cela vient d’ailleurs et ne prend pas sa source dans le sujet, dans l’intention du sujet ; mais à cause de « l’étrangeté » on ne peut pas dire que cet événement arrive « par hasard ». > lire le texte complet

 

Répétition (2)

Titre : La trame de la réalité. La répétition aux "fondements de la psychanalyse" (Wiederholung)
Auteur : Catherine Alcouloumbré
Source : http://perso.wanadoo.fr/espace.freud
 
C'est de ce décalage, inhérent à la répétition, que le sujet, être parlant, va s'inscrire dans une temporalité dont la logique s'articule autour d'un manque inaugural. Dans une situation d'échec qui se répète par exemple, la trace aura une tout autre fonction: la situation première n'étant pas marquée du signe de la répétition, on doit dire que si elle devient la situation répétée, c'est que la trace se réfère à quelque chose de perdu du fait de la répétition, et nous retrouvons ici l'objet a. C'est pourquoi ce qui se présente comme décalage dans la répétition même n'a rien à faire avec la similitude ou la différence, et nous retrouvons ici, dans le champ du sujet, le trait unaire comme repère symbolique.
Dans sa recherche pour reproduire la satisfaction première, le sujet ne peut plus que trouver des substituts, en une série qui métonymiquement résulte de ce qui subsiste d'irremplaçable, d'unique dans l'inconscient, de refoulé. Il y aura toujours une disjonction temporelle entre la satisfaction obtenue et la répétition poursuivie, une discordance entraînant que ce ne sera dorénavant plus que re-trouvaille, elle-même marquée du signe de l'impossible puisque pour Freud l'objet, c'est toujours l'objet perdu, précisément ce n'est plus le même... Insatisfaction foncière qui prend nom de désir.
Au début du séminaire IV La relation d'objet [126], soulignant le caractère dialectique de cette tension foncière - du fait que c'est toujours à travers la recherche d'une satisfaction passée et dépassée que le nouvel objet cherché est trouvé, saisi ailleurs- Lacan l'illustre de la distinction entre la réminiscence platonicienne, reconnaissance d'un type en quelque sorte préformé, et la notion donnée par Kierkegaard sous le registre de la répétition, cette répétition toujours cherchée, essentiellement jamais satisfaite en tant qu'elle est de par sa nature non point jamais réminiscence, mais toujours répétition, comme telle impossible à assouvir. > lire le texte
 
 

Symptôme

Titre : Le partenaire manquant
Auteur : Yves Depelsenaire
Source : http://www.lacanian.net
 
Page 58 du Séminaire "Encore", dans un passage dont J.A. Miller a pris appui pour fonder l'expression de "partenaire-symptôme", et en proposer le mathème, Lacan écrit: " (...) la jouissance se réfère centralement à celle-là qu'il ne faut pas, qu'il ne faudrait pas pour qu'il y ait du rapport sexuel, et y reste tout entière accrochée. (...), c'est très exactement ce que l'expérience analytique nous permet de repérer comme étant, d'au moins un côté de l'identification sexuelle, du côté mâle, l'objet -, l'objet qui se met à la place de ce qui, de l'Autre, ne saurait être aperçu. C'est pour autant que l'objet "a" joue quelque part - et d'un départ, d'un seul, du mâle - le rôle de ce qui vient à la place du partenaire manquant, que se constitue ce que nous avons l'usage de voir surgir aussi à la place du réel, à savoir le fantasme (1). "
Côté femmes, où la fonction phallique ne règle pas tout le rapport à la jouissance, s'aperçoit-il donc quelque chose du partenaire manquant ? Cette question fait la matière du chapitre VI du "Séminaire XX", " Dieu et la jouissance de La/ Femme ", où Lacan, évoquant Saint Jean de la Croix, fait observer qu'" on n'est pas forcé quand on est mâle de se mettre du côté " xF x (2) ". Et en conclusion de ce chapitre, il rappelle la " petite aventure de séducteur " à travers laquelle Kierkegaard découvrit l'existence: " C'est à se castrer, à renoncer à l'amour qu'il pense y accéder. Mais peut-être qu'après tout, pourquoi pas, Régine elle aussi existait. Ce désir d'un bien au second degré, un bien qui n'est pas causé par un petit "a", peut-être est-ce par l'intermédiaire de Régine qu'il en avait la dimension (3).
En m’arrêter à cette indication, je prolonge aujourd'hui un travail qui avait trouvé accueil voici quelques années dans une publication barcelonaise et que j'avais intitulé " Sören sans Régine ". Régine est-elle donc le partenaire manquant de Kierkegaard ? Par l'intermédiaire de Régine, suggère Lacan, Kierkegaard s'approche d'un bien qui ne soit pas causé par un petit "a". Par-delà le biais de la castration, Régine fait à Kierkegaard signe de la face de Dieu de la jouissance féminine, signe de l'infinitude. Le singulier " cas Régine " se situe donc " entre une existence qui se trouve de s'affirmer, et la femme en tant qu'elle ne se trouve pas (4) ". Régine peut-être bien existait, et en même temps son nom ne désigne aucun être fini. Voilà la paradoxe auquel introduit cette petite aventure de séducteur et ses suites: celui d'une existence que Lacan, dans les termes de la logique intuitionniste, qualifie d'" excentrique à la vérité ", c'est-à-dire indécidable selon les procédures des tables de vérité de la logique classique. " > lire le texte
 

 

 

 

OUVRAGES

 

 

Lacan et Kierkegaard, Rodolphe ADAM, PUF, coll.: Philosophie d'aujourd'hui

Lacan et Kierkegaard

 

Maintes fois, Lacan recommanda de lire Kierkegaard, laissant ainsi supposer que le psychanalyste aurait à trouver son bien dans l'œuvre de cet auteur si singulier dans l'histoire de la philosophie. Surprenante conjonction. Quoi de commun entre le " solitaire de Copenhague ", pourfendeur en son temps d'une religion au message asséché, et le " Gongora de la psychanalyse ", logicien de la raison depuis Freud ? Quel sens peut bien avoir cette référence au " père " de l'existentialisme ? Pourtant, avant même son retour à Freud, Lacan convoque Kierkegaard de façon répétitive. La raison de cette présence insistante ? " La vérité, c'est Kierkegaard qui la donne ". Rien que ça. Au titre du " plus aigu des questionneurs de l'âme avant Freud ", il est le philosophe que Lacan n'a jamais contredit. Dans l'ombre de la puissante référence à Hegel, le Danois fait travailler le psychanalyste sur les plus cruciaux des concepts freudiens que la clinique impose. Sur la jouissance, l'angoisse, la répétition, l'existence, Kierkegaard fraye la voie. Autant de notions qui, de leur affinité avec le réel, expliquent que Kierkegaard perdure jusqu'au dernier enseignement de Lacan. Par son existence aussi, Kierkegaard enseigne au clinicien. Sur La femme, via Régine, la fiancée impossible. Sur le père, via le terrible Mickaël Pedersen Kierkegaard, sur la mélancolie, via son " écharde dans la chair ". Kierkegaard, penseur du réel, donc.

 

Table des matières

POSITIONS
Lacan et Kierkegaard : problèmes d'une rencontre
Le " cas " Kierkegaard
Lacan, clinicien de Kierkegaard ?
REPETITIONS
L'instant de voir
Retour à la répétition
Répétition et symbolique
Répétition et réel
Répétition et reprise
La répétition entre logique et jouissance
IMPLICATIONS
DE Hegel à Kierkegaard
" L'audace de Kierkegaard " : l'angoisse
Lacan et Kierkegaard : antiphilosophes

 

"Lacan en répétiteur inédit de Kierkegaard"
L'Humanité, le mardi 18 octobre 2005

«C'est implicitement que se dessine le rapport entre la recherche du plus inventif des psychanalystes français et les avancées du précurseur de l'existentialisme.
C'est à une recension exhaustive des références à Kierkegaarddans l'ensemble de l'oeuvre écrite et orale de Jacques Lacan que s'est livré Rodolphe Adam, psychanalyste à Bordeaux. Mais ce travail, loin d'être une compilation de type universitaire, est tout entier structuré par la logique du discours psychanalytique. Ce qui place les lecteurs dans une rare proximité avec les préoccupations des psychanalystes...
De ce fait, au-delà d'un repérage exhaustif des références à Kierkegaard et d'une étude précise des enjeux qu'elle soulèvent, l'ouvrage de Rodolphe Adam constitue une importante contribution à l'étude du style même de Lacan.»
Yann Diener


 

*

 

Une analyse avec Dieu : Le rendez-vous de Lacan et de Kierkegaard
de Yves Depelsenaire

UIne analyse avec Dieu : Le rendez-vous de Lacan et de Kierkegaard

 

Table des matières

Le comptable et la belle du harem
Répétition dans la répétition
Miroir et mélancolie
Le singe, l'apôtre, l'écrivain et la femme
Un pseudonyme dans les profondeurs du goût
L'occasion scénique
Officiers, femmes de chambre et ramoneurs
Le partenaire manquant
Du problème des Miettes à L'instant

 

Jacques Lacan tenait Kierkegaard pour le plus aigu questionneur de l'âme avant Freud. Il en fut un lecteur assidu et original, et convoque son nom en de nombreux points cruciaux de son enseignement de sorte que Kierkegaard éclaire Lacan dans le même mouvement où Lacan éclaire Kierkegaard. Les paradoxes du désir, les figures de la jouissance, les mirages de l'amour, mais aussi les ruses ironiques de l'énonciation, les chiasmes de la temporalité, la répétition, l'angoisse, la culpabilité, la création et la part de Dieu dans tout ça : voici autant de questions que suscite ce dialogue.
 

 

 

 

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