- D'après une lecture de :
- J.-D. Nasio, Les yeux
de Laure : transfert, objet 'a' et topologie dans la théorie de J. Lacan,
Paris, Champ-Flammarion, 1999
Les
psychanalystes aiment bien parler de leur "expérience" car effectivement ce
mot prend dans le contexte analytique un sens extrêmement précis. J.-D.
Nasio écrit à ce sujet : "le terme d'expérience psychanalytique désigne, non
pas la démarche d'une analyse, ni sa résolution, il nomme au sens strict un
événement unique mais répété au cours de ce segment de vie qu'est la cure
psychanalytique", à savoir "un point de variation brusque et décisive de la
relation entre le psychanalyste et son patient" . Le transfert est ainsi
clairement désigné comme le cadre et la condition de cette expérience dont
on souligne ici l'aspect événementiel. Il faut maintenant rappeler la double
détermination - langagière et réelle - d'une conjoncture humaine singulière
(le "sujet") définie par les deux instances de l'inconscient et de la
jouissance. La parole en tant qu'elle défaille et trébuche, le corps en tant
qu'affecté ou jouissant par l'effet de cette parole, sont les deux mannes
nourrissant l'expérience psychanalytique et donc directement le transfert.
Pratiquement, on peut distinguer deux sortes ou plutôt deux niveaux de
transfert, étroitement solidaires d'ailleurs : le premier consiste en
l'émergence de formations inconscientes à situer "entre" les deux
partenaires de l'analyse, bien qu'elles proviennent tantôt de l'un
(analysant) et tantôt de l'Autre (analyste) ; le second constitue la
dimension imaginaire du transfert, autour des sentiments d'amour et de
haine, initiés par cet être fantastique produit par le transfert et nommé
par Lacan le "sujet-supposé-savoir". Avant d'évoquer successivement ces deux
formes, rappelons la structure d'ensemble du transfert comme expérience de
l'Autre. Le sujet dans le transfert se voue à l'Autre corps et âme ; comme
on l'a dit il y va de l'inconscient et de la jouissance. Pour bien
comprendre la dimension de jouissance - qui est le vrai "sujet" sous-jacent
de tout le processus -, attribuée à l'Autre en l'occurrence, il faut la
mesurer à l'aune de toute cette souffrance du symptôme qui a conduit le
patient à consulter un psychanalyste, souffrance qui désormais prend un sens
d'être utile enfin à l'Autre, de lui être adressée et parfois naturellement
reprochée. L'expérience possède un fond toujours traumatisant qui est son
réel irréductible ; témoin l'analyste : "l'analyste vit l'horreur de son
acte quand il se rend compte que par sa fonction de sujet-supposé-savoir non
seulement il s'insère dans la vie de son patient et provoque de nombreux
symptômes, mais qu'il est lui-même, symptôme" . On a compris que le réel, en
psychanalyse, est toujours corrélé à l'effectivité du symptôme.
Quelle est la nature du savoir supposé en jeu dans une cure ? "Le sujet dit
plus qu'il ne veut et ne reconnaît pas tout ce qu'il dit" : voici la
définition minimale de l'inconscient comme savoir qui ne se sait pas.
Pourtant quelque chose de l'inconscient se donne à connaître, ou plutôt à
reconnaître comme pertinent à désigner le désir du sujet. Comment surgit ce
dire, ce signifiant qui va surprendre l'analyste lui-même, d'autant plus
qu'il lui est directement adressé ? Un signifiant n'existe comme tel qu'en
rapport avec les autres signifiants ; a fortiori n'a-t-il d'effets de vérité
(nommant le désir) qu'en tant qu'Un parmi d'autres et pour d'autres
signifiants. Que signifie la formule "l'inconscient est structuré comme un
langage" ? Rien d'autre que ceci : en tant que paroles échappées,
l'inconscient et ses formations subissent le sort de toutes les paroles
prononcées et prononçables : elles s'opposent à toutes les autres. Donc à
partir de la structure minimale Un/Autre, les formations psychiques
inconscientes se ramènent finalement à la paire signifiante : S1 (l'Un) et
S2 (les autres). Plus précisément : "l'ordre et le déplacement de l'ensemble
S2 dépendent du fait qu'un élément S1 n'en fait pas partie et prend la place
particulière de la limite, c'est-à-dire de l'ex-sistence" . Le rôle du
psychanalyste, face à tout symptôme qui se présente comme signification
absolue, isolée du système signifiant, est de trouver une issue vers
l'inconscient (la chaîne S1<-S2) qui essentiellement est production
signifiante. D'après ces prémisses, on aboutit selon Nasio à deux
propositions claires reliant de façon structurale l'existence de
l'inconscient à un dire et ce dire à la relation analytique elle-même.
Première proposition : "Si l'inconscient est structuré comme un langage,
c'est-à-dire, s'il existe comme l'actualisation en un événement local (S1)
de l'ensemble virtuel de signifiants (S2), alors ce n'est ni avant, ni après
l'événement qu'il faut le chercher, il n'y a d'inconscient que dans
l'événement même" . Seconde proposition : "il n'y a pas un inconscient de
l'analysant et puis un autre propre à l'analyste, il n'y a qu'un seul
inconscient en jeu dans la relation analytique, celui qui s'ouvre lors de
l'événement" .
La marque de l'inconscient, c'est le fait de dire sans savoir ce qu'on dit,
mais non pour autant sans produire de sens. Le but de l'analyste, dont on a
vu qu'il participe de l'inconscient à
l'œuvre dans la relation analytique,
c'est également de parvenir à dire sans savoir ce
qu'il dit - du moins s'il prétend faire "bouger" la part inconsciente située
face à lui, celle de l'analysant - dans la stricte mesure naturellement où
il sait ce qu'il fait. Car l'interprétation est un acte situé dans le temps
de l'analyse à un moment jugé privilégié. D'une manière générale, toute
intervention de l'analyste - qui ne se réduit certes pas à l'acte
d'interpréter - consiste à juger ce qui est dominant à tel moment de la cure
afin de préserver le lien avec l'analysant. Dans le langage de Lacan, un
lien s'appelle un discours, et à tel ou tel moment de coupure un type de
discours doit s'imposer en fonction de l'élément dominant ; aucun n'est à
exclure a priori. Nasio intègre très bien le concept d'interprétation dans
la théorie lacanienne des discours, l'associant bien entendu au quatrième,
le discours analytique. "Quel est alors l'élément dominant quand le
psychanalyste interprète ? Il ne s'agit ni d'un ordre impératif - dominance
du signifiant maître S1 -, ni d'une intervention explicative - dominance du
savoir S2 -, ni même d'une demande formulée au patient - dominance du
sujet-analyste. Ce qui domine lors de ce rare moment où le dit interprétatif
s'impose, c'est la jouissance, une excessive jouissance. Les analystes la
nomment pulsion et son évocation la plus épurée, silence des pulsions" .
Voilà expliqué le fameux "silence" de l'analyste, qu'on ne doit pas
confondre ici avec la simple écoute tour à tour distraite et attentive,
monnaie courante des séances ; le silence irritant, insupportable, est celui
qui perçoit la jouissance et qui annonce effectivement l'interprétation,
laquelle doit arriver à ce moment là. Comme jaillissant de ce réel, elle est
généralement brève et tranchante, coupant et ponctuant l'énoncé du patient.
Elle n'est pas une explication ou une traduction de l'inconscient - plutôt
une de ses productions de nature à relancer la chaîne signifiante, à
favoriser l'émergence d'autres dires (interprétatifs ou interprétables).
D'ailleurs, en tant que formation de l'inconscient (au même titre qu'un
lapsus chez l'analysant), l'interprétation ne peut que revenir d'où elle
vient, c'est-à-dire de l'inconscient, du lieu du refoulement où elle sait se
faire oublier mais aussi bien réapparaître opportunément, cette fois du côté
de l'analysant. De sorte que si l'interprétation doit faire retour chez
l'analysant, parce qu'il n'y prête pas attention immédiatement par exemple,
on dira de façon analogue que "l'interprétation est le retour chez
l'analyste du refoulé du patient" - c'est ce qui explique à la fois son
allure brusque et son aspect imprévu. A propos du transfert en général,
Lacan écrivait : "le transfert est ce qui manifeste dans l'expérience la
mise en acte de la réalité de l'inconscient, en tant qu'elle est sexualité"
. Mais ce n'est pas tout à fait ce que nous avons établi d'après la lecture
de Nasio. Il semble que ce dernier apporte une précision capitale : ce n'est
pas le transfert qui est la mise en acte de l'inconscient - le transfert
n'est pas un acte mais une relation -, c'est ce que nous avons appelé tout
d'abord l'"expérience", c'est l'événement interprétatif qui est la mise en
acte du transfert et aussi bien de l'inconscient, car sous ces conditions
les deux sont équivalents : "l'inconscient et la relation transférentielle
sont, lors de l'événement, une seule et même chose" . Par inconscient, ici
au sens strict, il faut comprendre la circulation signifiante ; l'événement
peut être aussi bien lapsus chez l'analysant qu'interprétation chez
l'analyste ; tandis que le transfert proprement dit, en tant qu'épreuve
réelle d'un deux, d'une présence double, rend compte de ce que Lacan appelle
ici la "réalité sexuelle". Mais le transfert a aussi une fonction unitaire,
il réalise le un du deux dans sa dimension essentiellement imaginaire.
Au départ le transfert est toujours un effet du réel, il s'agit d'une
conséquence directe de la souffrance du patient : cet effet consiste
précisément, pour le sujet, à rechercher la cause de sa souffrance et à la
voir, non dans le réel, mais dans un Autre sujet - parce qu'il en est
responsable, parce qu'il en jouit, ou tout simplement par ce qu'il sait,
lui, ce qu'il en est de cette souffrance. Bref le névrosé suppose un sujet
au savoir inconscient, il suppose que l'inconscient est un sujet.
Maintenant, comme nous avons distingué le transfert symbolique et le
transfert imaginaire, il faut distinguer dans le "sujet supposé savoir" deux
niveaux d'inégale valeur, déductibles des deux sens - logique et fictif -
que revêt toute supposition en général. Tout d'abord, le transfert signifie
effectivement la supposition d'un sujet au savoir, ce qui est déjà une
"erreur" concernant le symbolique, une confusion des plans de la vérité et
du savoir, etc. Mais la supposition d'un individu réel (par ex. le
psychanalyste) à ce sujet, déjà lui-même supposé, vient rajouter une
illusion supplémentaire dont le ressort est cette fois imaginaire. Le sens
logique du supposé-sujet provient tout droit de l'hupokeimenon grec, la
substance ou le support immobile d'une représentation ; de là on passe au
substantif censément réel comme représentant-sujet dans la tradition
nominaliste, très proche du supposé-sujet de la psychanalyse, à ceci près
que ce dernier n'est supposé ou représenté que pour un autre signifiant - il
est donc entre deux signifiants - et qu'il n'est pas "réel". Mais c'est une
chose de parler d'un sujet du signifiant (sujet de l'inconscient, sujet du
désir) et de prétendre appliquer cette formule au savoir. Le savoir (S2) se
définit déjà comme une production du signifiant ; il ne représente pas le
sujet pour un autre signifiant comme le signifiant maître (S1) ; d'ailleurs
il ne "représente" rien. Bref l'inconscient est un savoir sans sujet, selon
la définition lacanienne classique ; il n'y a pas de sujet supposé au savoir
signifiant, c'est-à-dire supposé au rapport d'un signifiant avec l'ensemble
des autres signifiants. Erreur, ou plutôt "semblant" : c'est là que
communique le sens logique et le sens fictif du sujet-supposé-savoir,
précisément dans le transfert (de sorte qu'au-delà du sens logique, il
faudra distinguer bientôt un sens "critique"). Lacan exprime bien ces divers
aspects enchâssés : "Pour réveiller mon monde, ce transfert je l'articule au
"sujet-supposé-savoir". Il y a là explication, dépliement de ce que le nom
n'épingle qu'obscurément. Soit : que le sujet, par le transfert, est supposé
au savoir dont il consiste comme sujet de l'inconscient et que c'est là ce
qui est transféré sur l'analyste, soit ce savoir en tant qu'il ne pense, ni
ne calcule, ni ne juge pour n'en pas moins porter effet de travail" . Le
comble de la fiction est donc de supposer le sujet à un savoir particulier,
non au sens large comme rapport entre un signifiant et tous les autres mais
au sens restreint comme un signifiant S2, l'Autre étant pris à son tour pour
un sujet particulier. Manifestement la supposition consiste ici en une
fausse attribution. Pratiquement, les premières paroles du sujet en analyse
sont là pour dire "je suis", pour s'affirmer et s'attribuer une existence ;
mais immédiatement (comme chez Descartes), le sujet s'en réfère à un Autre
(témoin divin) pour garantir cette existence. Or nous avions annoncé un sens
critique de l'expression "sujet-supposé-savoir", le voici : il est bien
entendu qu'en déployant la double fiction du sujet supposé (existant) et de
l'Autre supposé (sachant), le sujet-supposé-savoir, ce nom, démonte et
critique ce qu'il est censé recouvrir. C'est bien aussi le cas du névrosé,
qui n'est entré en analyse que parce qu'il a senti une faille dans le savoir
ou tout au moins une dualité de savoirs. Nasio encore : "[le névrosé] veut
savoir parce qu'un autre savoir le dérange et le sidère car à la rigueur la
vérité est l'actualisation de cet autre savoir que nous appelons savoir
inconscient. Dès lors, on reconnaîtra la coexistence de ces deux savoirs
très différents : l'un recherché, que nous appelons supposé ; et l'autre
imposé, irrécusable que nous appelons inconscient" . D'où, pour finir, ces
quatre points qui résument la fiction du sujet-supposé-savoir, les deux
premiers se rapportant au savoir imposé, les deux autres au savoir recherché
: 1) le propre de l'analyse est de laisser circuler dans "lalangue" du
patient un savoir ; 2) ce savoir reste insu, comme son nom d'inconscient
l'atteste, et n'a rien à voir avec une connaissance (de soi, par exemple) ;
3) le savoir recherché peut être attribué ou plaqué comme un masque sur une
personne concrète, le plus souvent il s'agit de l'analyste ; 4) on ne
possède pas ce savoir, on l'incarne, ou on cherche à le localiser.
De la part du patient, futur analysant (il n'est pas inutile de distinguer,
en ce point), le transfert imaginaire est le produit d'une recherche portant
sur les causes de son symptôme ; il veut savoir, et ce faisant il aboutit à
la conclusion d'un sujet Autre supposé savoir, mais aussi jouissant de ce
savoir : le savoir est alors fantasmé comme la jouissance de l'Autre. Mis à
part ce fantasme du névrosé qui confond le savoir et le sujet, le lieu de
l'inconscient et la personne de l'analyste, il faut encore isoler la
véritable cause - la cause réelle - du processus transférentiel. Du point de
vue analytique on ne peut y voir qu'une occurrence particulière du désir,
voire de la pulsion. On sait que la théorie lacanienne pense d'abord
l'inconscient comme un lieu et non comme un sujet ; quant au désir, on lui
attribue également un lieu causal qui est le sexe polymorphe représenté par
l'objet 'a' ; ce lieu est également celui qu'occupe l'analyste en tant que
sa fonction est de causer le désir, relancer les associations verbales et
activer le savoir inconscient. Un "lieu", c'est-à-dire encore une
détermination, une hypothèse assumée comme telle qui évite par avance toute
spéculation sur le savoir, et fait toute la différence éthique entre la
croyance du théoricien et celle du névrosé. Mais la causalité du lieu ou
plutôt de l'objet 'a', quand elle est reconnue et mise en œuvre dans la
pratique, ce qui est loin d'être toujours le cas, suffit-elle à réformer
l'idée même de causalité inconsciente en fonction du réel ? Certes, même à
le définir globalement comme manque (non en tant que tel d'ailleurs : plutôt
manquant au signifiant), Lacan prend fait et "cause" pour le réel, il le
prend comme cause. Mais le névrosé n'est pas seul à prendre la cause de son
être pour un savoir, et non pour un réel ; la théorie analytique elle-même
reste fort ambiguë, moins dans ses fins (restituer au sujet son désir, et sa
part de réel - mais y "accède"-t-on ?, tout le problème est là) que dans son
dispositif, fondé davantage sur les pouvoirs du signifiant et l'accès à
l'inconscient que sur la jouissance proprement dite. C'est en ce point
qu'une causalité du réel foncièrement non-analytique, rien-qu'immanente et
non immanente et transcendante comme l'imposent la pulsion et l'inconscient,
doit être convoquée pour penser tout autrement l'expérience analytique (à la
fois transfert et acte interprétatif). Au bout du compte, même si cela
semble paradoxal, la psychanalyse ne peut pas imaginer le réel autrement
qu'en terme de Savoir ; il n'y a pas identification de ces concepts - sauf
peut-être via la Lettre, chez Lacan, qui est jouissance -, mais
complémentarité interdisant de nommer l'un sans l'autre. Il y a toujours un
savoir supposé : c'est la condition pour pouvoir parler d'inconscient. Mais
si ce savoir touche forcément au réel, celui de la pulsion et de la
jouissance, du désir, etc., la réciproque est inévitable : le réel confine
au savoir. La raison de cette aberration - y compris pour la psychanalyse,
mais c'est son inconscient - tient au concept paradigmatique de "sujet".
S'il n'y a de réel (comme d'imaginaire et de symbolique) que pour et par un
sujet, on comprend qu'il soit dans l'essence du réel de se "faire savoir" au
sujet dont il est une dit-mention : c'est toute l'affaire, tout
l'affairement quotidien de la psychanalyse. De sorte que la "fiction" du
"sujet-supposé-savoir" apparaît comme une fatalité psychanalytique, un
semblant incontournable incarné par la psychanalyse elle-même. C'est elle le
sujet en question, supposé savoir quelque chose du réel ; c'est l'expérience
le réel, voire la pratique tout entière jugée suffisante pour définir ou
co-définir le réel dernier et en même temps pour justifier ou auto-justifier
l'entreprise psychanalytique. Maintenant on peut toujours imaginer un sujet
de l'expérience, ou sujet de la pratique, ou encore sujet du transfert -
l'Autre - qui loin de toute supposition vicieuse et surtout sans prétention
vis à vis du réel, emplacerait par dualyse les concepts d'expérience et de
pratique psychanalytiques. Ainsi se justifierait une expérience et une
pratique inédites, non-psychanalytiques, de la psychanalyse elle-même,
préservant surtout le réel hors analyse et même hors théorie. On ne veut pas
dire que ce réel soit "ailleurs", par exemple au-delà de la rencontre
analytique ayant lieu dans la cure ; le réel est bien "là" et n'est pas
autre chose que l'expérimenté et le pratiqué à cette occasion - ce que ne
pourra jamais dire aussi simplement la psychanalyse.