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François Péraldi, Le sujet : séminaire 1981-1982 |
JANVIER 2007

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Présentation par l'Editeur |
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L'auteur |
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Table des matières |
Trois récits cliniques
Positions épistémologiques
Les trois catégories fondamentales de la psychanalyse
Vers le symbolique
Le symbolique : Schreber, la maîtrise du signifiant
Le symbolique, signifiant et négation
La crise cardiaque, la mort et le schéma du sujet
Freud avant 1895
Les origines
Freud, 1895
Psychanalyse et traduction
Irma, I
Irma, II
L'esquisse, I
L'esquisse, II
Après l'esquisse
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Citations |
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Dossier de presse / Critiques / Documents liés |
COLLOQUE DU GROUPE D’ÉTUDES PSYCHANALYTIQUES
INTERDISCIPLINAIRES(GEPI)
UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL(UQAM)
FRANÇOIS PERALDI PAR LUI-MÊME
ÉCRITS PSYCHANALYTIQUES, SOUVENIRS D'UNE VOIX
27 AVRIL 2007
SALLE DS-1950
Pavillon de Sève, UQAM, 320 rue Sainte-Catherine est, Montréal
Louise Grenier : De l'écoute avant toute chose. Place et fonction des récits cliniques dans l'œuvre de François Peraldi
Sommaire : Les articles et séminaires de François Peraldi comportent de nombreux récits cliniques, réels et fictifs, qui illustrent sa manière singulière d'écouter l'inconscient. Ces récits constituent la matière première d'une théorisation psychanalytique qui entretient avec la pensée lacanienne un rapport critique. Mon exposé en fera la synthèse pour en dégager les thèmes principaux, les dénominateurs communs, ainsi que leurs fonctions didactique et auto-analytique.
Marie Hazan : «François Peraldi et la transmission paradoxale»
La publication et la lecture du séminaire de François Peraldi marquent un moment nouveau par rapport à la transmission de sa pensée. Ses articles évoquent à travers ses thèmes de prédilection, des prises de position très marquées, dans des temps différents, le séminaire met à jour le mouvement de sa pensée dans une unité de temps et de lieu. Et lire le séminaire dans l’après-coup provoque des effets particuliers ; j’y reconnais des idées intimement intégrées à ma pensée et à ma pratique et d’autres qui m’irritent encore.
Isabelle Lasvergnas : « Entre l’énigme d’une silhouette et le nom propre : l’héritage d’un séminaire »
La publication progressive des séminaires tenus par François Peraldi tout au long des années 80 permet au lecteur qui n’a pas suivi cet enseignement de rencontrer une voix. Une voix soutenue par un nom propre. L’écrit, comme après-coup, produit ici un double mouvement vis-à-vis d’une parole aujourd’hui éteinte : d’une part, il permet à celle-ci de continuer à cheminer, et d’autre part, il prend acte de la clôture que le fait de la mort confère au mouvement d’une pensée singulière. Une telle rencontre en différé fait du lecteur le témoin du vif d’une parole nécessairement datée : non pas tant au sens de ce que serait l’usure éventuelle d’un propos relatif à la conjoncture de l’interrogation psychanalytique d’un temps historique donné ; mais au sens où ce propos s’alimente d’un flux de pensées plurielles, dont l’inspiration transpire en pleins ou en silences dans l’énoncé. Cette rencontre en différé place le lecteur dans la position de l’héritier qui prend acte d’une pensée marquée par la filiation dont elle est porteuse et qu’elle transmet à son tour. Mais qui, afin de mieux en revisiter la part voilée, dépasse la scène originaire du moment de cet enseignement, et s’émancipe de la figure énigmatique du sujet-support-de-transferts - ce qu’est, depuis la scène du Banquet, tout enseignant pour son disciple.
Sylvère Lotringer : L'Instant de mort
Au tournant des années quatre-vingt, François Peraldi a édité a New York (avec la cinéaste Kathryn Bigelow et l’artiste Denise Green) le numéro «Polysexuality»de Semiotext(e), publie en 1982. Ce numéro proposait, textes a l’appui, une nouvelle typologie des désirs sexuels inspirée par L’Anti-Œdipe de Gilles Deleuze et Félix Guattari. Il y était aussi question de la jouissance et de l’instinct de mort. Ma communication traitera de ce passage, simultanément topologique (de New York a Montréal) et théorique (de Guattari à Lacan) dans le travail de Peraldi. Elle sera accompagnée de diapositives (du numéro « Polysexuality », de photographies et fragments de vidéos, etc. ainsi que d’une cassette spécialement enregistrée par Peraldi pour le conférencier sur la question de la mort.
Robert Pelletier : «É-cris psychanalytiques, souvenirs d’une voie ! »
Nous ne pensons que du lieu d’une
intersubjectivité, nous n’élaborons que d’un entre-deux de l’inconscient d’une
rencontre. Que dire alors des écrits de Peraldi, qu’entendre comme souvenirs de
sa voix, si ce n’est que de ses énoncés une énonciation vient faire résonance ?
Et que cette résonance ouvre à ce que la science forclôt : le pas-tout
phallique, le féminin, la jouissance, l’être pour la mort, le Réel. Bref que
l’énonciation en écho dans l’énoncé peraldien redouble la voie de la
psychanalyse inventée par Freud comme réponse à la souffrance hystérique, et
fondée par Lacan comme symptôme de la modernité. Les écrits de Peraldi ne sont
que contingents par rapport aux cris qu’ils nous font entendre ...en sourdine,
et l’écho de sa voix n’ouvre qu’à la seule voie que doit reprendre celui qui
prétend soutenir le désir d’analyste : se tenir sur la frange d’écume à la
limite des sables et de la mèr(e).
Michel Peterson : «La pensée-Peraldi »
Quelques mois avant sa mort, François Peraldi lit
avec discipline certains des grands penseurs qui auront, outre Freud et Lacan,
orienté son travail. Parmi eux, le grand aïeul énorme, celui de sa maturité :
Heidegger. C’est à l’impact de ce dernier pour une pensée psychanalytique du
sujet comme nouage du temps, de la mort et du monde que je voudrais m’attarder.
J’esquisserai ainsi l’analytique de la coupure re-produite par Peraldi, coupure
posant la psychanalyse comme activité de pensée dans la perspective d’une
critique du jugement d’existence.