Georg R. Garner, Le psychanalyste infidèle

MARS 2007

 

 

 

 
Erès
Coll. Analyse laïque
2007
 
250 pages, 23 euros
 
 
 

 

Présentation par l'Editeur

 

 

« Le psychanalyste ne peut être qu’un Heimatloser, quelqu’un pour toujours expatrié de son espace et de sa langue maternelle. Sur le plan politique, c’est bien le métèque qui est l’analyseur de la cité, c’est-à-dire du lien social. Sur le plan psychique, dans aucun cas le psychanalyste ne peut être le tenant lieu ou le représentant d’une chapelle, d’une pensée, d’un dogme, d’une institution ou d’une ethnie. L’analyste infidèle n’est peut-être rien d’autre que cela : une personne analysée, certes, de préférence formée à l’exercice de ce métier, mais vulnérable et désarmée au lieu même de son symptôme qui est également sa richesse. » Georg R. Garner

 

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L'auteur

 

Prématurément disparu, Georg R. Garner (1950-2003) a porté l’analyse laïque à un degré d’acuité dont la présente collection ne peut que s’honorer. Bricoleur expert en images et en concepts, pensant et travaillant dans trois langues (viennoise, anglaise, française), il s’est aventuré dans de multiples directions regroupées ici sous quatre thèmes : l’étranger comme Autre, la formation de la subjectivité à l’âge classique et sa mise à mal perceptible dans l’effondrement de la perspective aux temps modernes, la voix et le silence, la critique sociale et politique. Les textes ici rassemblés ont pour seule ambition de donner une seconde vie à une oeuvre claire : OEdipe redevient philosophe, et pose en toute infi délité des questions justes à l’histoire des hommes et de l’art, au langage et à la littérature, à la psychanalyse et à la Cité.


 

 

 

 

Table des matières



 

 


 

 

 

Citations

 

Début de l'avant-propos de Corinne Alexandre-Garner et Pierre Eyguesier (p. 9)

Le psychanalyste infidèle rassemble en une gerbe confectionnée avec amitié un ensemble de textes épars (lorsqu'ils ne sont pas inédits, ils ont été publiés dans des revues pour la plupart «confidentielles»). Ces écrits, ces interventions orales rédigées avant ou après coup, il nous a semblé qu'il était de notre devoir de leur donner une seconde vie. Sans cela, ils auraient non seulement sombré dans un injuste oubli, mais il aurait été impossible de s'apercevoir qu'à eux tous ils dessinaient la charpente d'une oeuvre.
Une oeuvre exigeante, savante, qui trace patiemment et mali­cieusement un sillon singulier sur le terrain balisé et parfois ennuyeux de la psychanalyse; une oeuvre prématurément interrompue dans son élan, qui laissera à ses lecteurs à la fois un goût de fraîcheur et d'amertume - scandale qu'elle n'ait pu se poursuivre.
Des «textes choisis», car il fallait bien choisir dans un corpus de textes important et qu'il était impossible de publier l'oeuvre souterraine de Georg R. Garner : sa thèse seule, Le prétexte et l'écriture, qu'il souhaitait publier, pèse un peu plus de cinq cents pages, et ses sémi­naires ne seraient éditables qu'à grands frais. Des textes choisis suivant des critères de lisibilité : il ne fallait pas que le volume soit trop épais, et la préférence devait être donnée aux textes à la fois les plus limpides et les plus achevés (en l'absence de tout réaménagement ou réécriture possibles par l'auteur).

 

 

 

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