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Jean-Pierre Lehmann,
Développements de la clinique de Winnicott |
JANVIER 2007
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Présentation par l'Editeur |
Ce que Michael Balint avait dénommé
«régression maligne» peut parfois se produire au cours d'une analyse. Faisant
suite au livre précédent La clinique analytique de Winnicott (érès, 2003), qui
portait sur la genèse de la théorie de Winnicott et ses principaux concepts, cet
ouvrage traite d'une question touchant aux avatars des régressions à la
dépendance, à propos du récit circonstancié d'une histoire clinique. Cela amène
Jean-Pierre Lehmann à reconsidérer dans les textes littéraires et analytiques ce
qui concerne les passions amoureuses pour finalement examiner un point très
controversé dans la communauté analytique : celui du masochisme féminin.
Pourquoi ce qu'avaient avancé les psychanalystes femmes de l'entourage immédiat
de Freud, à ce sujet, a-t-il été rejeté par les analystes des générations
suivantes ? Cette question n'est pas anodine car elle touche directement au
destin de la féminité des filles qui, soutient Jean-Pierre Lehmann, dépend
étroitement de leur élaboration de la position dépressive telle que la pensait
Winnicott. Pour étayer cette thèse, il part des éléments de la théorie
winnicottienne du féminin, du masculin et de la position dépressive, pour en
développer toutes les conséquences tant théoriques que cliniques dans un domaine
que Winnicott lui-même n'avait pas eu l'occasion ou le temps de traiter
explicitement.
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L'auteur |
Psychiatre, psychanalyste, Jean-Pierre Lehmann appartenait à l'ex-Ecole freudienne de Paris. Il est membre du Cercle freudien dont il a été président.
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Table des matières |
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Citations |
Début de l'Avant-Propos (p. 9)
" En rédigeant La clinique analytique de Winnicott, je
n'avais pas la prétention de rendre compte, de manière exhaustive, de toute sa
pratique et de la théorie qui la soutenait. Je n'avais visé qu'à offrir au
lecteur des repères pour percevoir la genèse de cette théorie se constituant à
partir de 1935, jusqu'en 1970. Je souhaitais aussi en expliciter les concepts
fondamentaux. Mais j'avais bien conscience que, pour que cet écrit demeure
assimilable, je ne pouvais pas, quelque riches qu'ils soient, les prendre tous
en considération. Je n'envisageais cependant pas, en achevant la rédaction de ce
volume, d'en écrire un autre pour combler les lacunes du premier.
Ce sont des événements survenus depuis lors - bonne ou mauvaise fortune ? - qui
m'ont incité à reprendre la plume. Essentiellement deux. Le premier est d'avoir
été interpellé par l'histoire d'Isabelle et de Carmen. Il m'a amené à remettre
sur le métier l'ouvrage tissant les questions attenantes à «la régression à la
dépendance», bien que celles-ci aient déjà été au centre de plusieurs chapitres
de La clinique analytique de Winnicott.
Le second est né de ma participation à un groupe de travail du Cercle freudien
qui avait comme objet le séminaire L'angoisse de J. Lacan. Nous nous étions
attelés à la lecture des articles sur le contre-transfert ainsi qu'aux
commentaires des premiers élèves auxquels Lacan avait demandé d'exposer la
teneur de ces textes, lors de son séminaire. Mais apparaissaient également, dans
la transcription du séminaire, à plusieurs reprises, des énoncés concernant
sadisme et masochisme, y compris le masochisme dit féminin. Cela m'a conduit à
aller lire ou relire les principaux écrits qui avaient déjà traité de ces
questions depuis qu'elles avaient été soulevées par Freud. "
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