Serge André, L'épreuve d'Antonin Artaud et l'expérience de la psychanalyse

OCTOBRE 2007

 

 

 

 

 

 
 
Editions Luc Pire / "QUE"
 
2007
 
213 p. / 22 euros


 
 

 

Présentation par l'Editeur

 

L’ÉPREUVE D’ANTONIN ARTAUD ET L’EXPÉRIENCE DE LA PSYCHANALYSE. Si j’ai choisi cet intitulé, c’est bien pour mettre ces deux termes d’épreuve et d’expérien­ce en parallèle. C’est en premier lieu une épreuve au sens d’une souffrance, d’un obstacle qu’Artaud tente de traverser. Il me semble difficile, et en tout cas il me semblerait indécent, de vouloir se servir d’Artaud comme d’un cas, d’un exemple clinique démontrant le bien ?fondé d’un savoir analytique préétabli. L’intérêt qu’il y a à mettre en parallèle l’épreuve d’Artaud et l’expérience de la psychanalyse est précisément lié au fait qu’Artaud éprou­ve le savoir psychanalytique. L’expérience psychanalytique ne peut se soutenir comme visée du « cœur de l’être » qu’à la condition de reconnaître à Artaud sa raison et à sa folie sa légitimité, ce qui implique la mise en suspens de toute envie de guérir et l’abandon de tout projet de réadaptation à une norme qui rejette la folie dans la marge de l’humanité.



 


 

 

L'auteur

 

Serge André est l'auteur de Que veut une femme et de L'imposture perverse. Depuis sa mort en 2003 et l'édition régulière de ses travaux, il apparaît de plus en plus clairement qu'il fut un auteur et un psychanalyste de tout premier plan, et qu'il nous laisse une œuvre majeure. Ce n'est pas un hasard si Serge André, l'écrivain, l'auteur de FLAC, avait choisi en épigraphe de son récit, cette phrase d'Artaud : " cogner à mort et foutre la gueule , foutre sur la gueule est la dernière langue, la dernière musique que je connais ".
 

 

 

 

 

Table des matières

 

 

 

 

Citations

 

Début chap. 1 (p. 5)


" Si j'ai choisi cet intitulé, c'est bien pour mettre ces deux termes d'épreuve et d'expérience en parallèle. Il s'agit d'une épreuve à différents niveaux. Antonin Artaud lui-même ne cesse de nous le dire: c'est en premier lieu une épreuve au sens d'une souffrance, d'un obstacle qu'il tente de traverser. On pourrait à cet égard parler des «tribulations» d'Artaud si vous vous souvenez que ce terme veut dire, en latin ecclésiastique, «tourment, détresse» (tribulatio) et qu'il remonte au latin classique tribulum, qui désigne un instrument utilisé pour retourner les champs, une sorte de herse - or, on peut dire que c'est bien de quelque chose de cet ordre qu'Artaud a éprouvé le passage, dans sa pensée et dans son corps.

C'est aussi une épreuve en ce sens que les tribulations d'Artaud mettent à l'épreuve un certain nombre d'idées reçues, telle celle que nous pourrions nous faire de l'expérience analytique et du savoir qui s'en dégage. Il me semble difficile, et en tout cas il me semblerait indécent, de vouloir se servir d'Artaud comme d'un cas, d'un exemple clinique démontrant le bien-fondé d'un savoir analytique préétabli. L'intérêt qu'il y a à mettre en parallèle l'épreuve d'Artaud et l'expérience de la psychanalyse est précisément lié au fait qu'Artaud éprouve le savoir psychanalytique. Je n'entends donc nullement l'envisager comme un phénomène extérieur, un cas exemplaire, mais comme quelque chose qui nous met, nous, à l'épreuve. "


 

 

 

Dossier de presse / Critiques / Documents liés

 

 

( à venir )

 

 

 

 

     www.etudes-lacaniennes.net