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Serge André, Devenir psychanalyste ...et le rester |
OCTOBRE 2007
nouvelle édition
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Présentation par l'Editeur |
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L'auteur |
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Table des matières |
LE DESIR DE L’ANALYSTE
FERENCZI ET PERRIER : VICTIMES DE BOURREAUX ?
FANTASME SADIQUE ET RELATION PSYCHANALYTIQUE
KANT AVEC SADE
LE FANTASME DE L’ANALYSTE
L’HYPOTHESE DE L’ANALYSTE
LE PHILOSOPHE, LE PSYCHANALYSTE ET LE TYRAN
LE DISCOURS DU MAÎTRE
LE SIGNIFIANT-MAÎTRE
LOU ANDREAS SALOME
L’ANALYSTE ET LA FEMME
L’INQUIÉTANTE ETRANGETÉ
L’ACTE ET L’INTERPRETATION ETRE UN SAINT
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Citations |
" Avancer. Avancer vers ce que je ne sais pas, donc me mesurer
avec ce qui forme le fond de tout projet d'en savoir un peu plus: la passion
de l'ignorance.
On dit que certains êtres sont animés par un désir de savoir. Freud lui-même se
présente ainsi à son lecteur dans sa Selbstdarstellung. Et pourtant, le
psychanalyste nous amène à tenir ce désir de savoir en suspicion. La manière
dont il s'explicite indique le plus souvent soit un désir de voyeur (voir c'est
savoir), soit un désir de boulimique (on est « assoiffé de savoir », on« dévore
des livres »). Le désir de savoir apparaît donc comme un masque qui camoufle
plus ou moins élégamment une jouissance vorace, de l'œil ou de la bouche,
jouissance qui, elle, se moque éperdument de savoir - et qui est même
antinomique
au savoir.
Jouissance et ignorance sont solidaires. Ce sont les deux mamelles de l'être; et
l'être ne demande qu'une chose, c'est qu'on lui fiche la paix, soit: qu'on ne
dérange pas sa jouissance. Or, telle est précisément l'ambition de l'expérience
analytique : déranger le sujet dans son lien à la jouissance qui fait le fond de
son être. Ce sujet qui passe son temps à rêver ou à élaborer des symptômes, nous
devons certes l'aider à décrypter la signification de ces rêves et symptômes,
mais plus radicalement, nous devons l'amener à réaliser que toutes ces
significations sont certes passionnantes, mais qu'il ne sert à rien de les
déchiffrer si l'on n'en vient pas à mettre en cause la fonction même du
chiffrage. "
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Dossier de presse / Critiques / Documents liés |
Considérant que les paroles de Freud et de Lacan ne sont ni des
paroles d’évangile, ni des versets de liturgie, l’auteur, à qui l’on doit
déjà « L’imposture perverse » (Seuil), propose une analyse serrée et parfois
paradoxale des articulations entre haine, ignorance et jouissance. En quoi la
psychanalyse a-t-elle rapport avec l’émerge de la haine ? Si l’analysant accepte
qu’on remette en question ses représentations, ses identifications, ses
signifiants-maîtres, peut-il accepter que l’on dérange ce qui est au-delà de
toute représentation, son point fixe, la « jouissance d’être » à quoi tient sa
jouissance ?